IIO L EGLISE DE SAINT- PIERRE
nombreux à New-York ', et que la majorité des catholiques se composât d'Irlandais-, le consul de .France fut prié de prendre l'affaire en main et de •faire auprès de la municipalité les démarches nécessaires pour obtenir la désignation d'un emplacement. Il fut aussi chargé de recueiUir les souscriptions et devint le premier marguillier de l'église qui fut commencée en 1786 et reçut le nom de Saint-Pierre ^.
1. Et généralement assez peu recommandables. En 1786, e consul transmettait un état des nationaux inscrits depuis 1785, comprenant dix-neuf noms; sur ces dix-neuf Français,
.dix étaient déjà partis au moment de la transmission de la liste; parmi les neuf autres, il y avait trois ou quatre banqueroutiers.
2. Le gouvernement américain s'était préoccupé, aussitôt que la paix fut conclue, de l'influence que l'Angleterre pouvait exercer indirectement sur les Irlandais catholiques par leur chef spirituel, un évèque résidant à Londres, et le i5 décembre 1783 [Correspondance diplomatique), Franklin s'en était ouvert à M. de Vergennes, suggérant l'idée d'avoir un évêque français résidant en Amérique. Il avait fait aussi des démarches auprès de Mê"" de Cicé, archevêque de Bordeaux, alors fort
■ nfluent, et qui devint garde des sceaux en 1789. Le projet n'aboutit pas. Ce fut un prêtre américain, M. Carrol, qui fut nommé vicaire apostolique.
3. M'^Ê deBarberey (ouvrage cité) passe complètement sous silence le rôle de l'agent français. Tout un dossier, que nous avons eu sous les yeux aux archives des Affaires étrangères, atteste cependant l'action du consul sous l'approbation de ses supérieurs, et aussi Fintervention de l'archevêque de Paris, chef religieux de tous les petits centres catholiques d'outre-mer.