LOIS DE TOLÉRANCE
tude), « carte, écrivait-il plus tard ', qui a été fort utile depuis pour vérifier plusieurs points du voyage de Cook et autres ».
Une affaire qui, sous le rapport politique et religieux, offrait une certaine importance, appela à cette même époque son intervention officielle.
On sait que, pendant la période coloniale, la religion catholique avait été interdite dans la plupart des provinces américaines, et cela, non seulement dans celles de la Nouvelle-Angleterre, imprégnées de l'ancien esprit puritain, mais aussi à New- York, oij dominait l'Église anglicane. Ce fut en 1787 seulement que la constitution proclama la liberté religieuse; mais plusieurs Etats avaient, avant cette époque, voté des lois de tolérance, et celui de New-York avait, dès 1784, édicté une loi de ce genre. Les catholiques, réduits jusque-là à célébrer leur culte dans un grenier au-dessus de la boutique d'un charpentier-, se réunirent immédiatement pour aviser aux moyens de construira une église. Quoique les Français fussent alors peu
1. Lettre du 10 mars 1793 au ministre de la Marine (Consulat de New-York). V. chapitre IX.
2. Mme de Barberey : Elisabeth Seton et les commencementsde rÉglisc catholique aux États-Unis, 3e édit., tome I, p. 279 et suiv.