LES LETTRES DUN CULTIVATEUR IIÇ
la dépense. « J'espère, ajoutait-il, que quand M. Saint-John arrivera de New-York, on reprendra les départs mensuels'. » On voit l'influence que, dans les sphères officielles, on attribuait au consul sur l'esprit du ministre.
Crèvecoeur continuait à demeurer moitié à Sannois, moitié à Paris, oi^i il passait du reste le moins de temps possible, vivant alors en garçon à l'hôtel d'Houdetot. « Le suisse fait ma soupe et mon pot-au-feu, » écrit-il le lo novembre ; « le soir je mange un œuf et un petit pain, je bois un verre d'eau et vais me coucher. Je suis toujours rentré à quatre heures et ne vais à aucun lieu de •récréation. »
Il commençait dès lors à s'occuper sérieusement de la seconde édition des Lettres d'un cultivateur. Le succès de ce livre avait été si grand , si durable , qu'une réimpression était devenue nécessaire. Il se décida à écrire un troisième volume. « J'y insérerai plusieurs choses utiles, » écrit-il le 1 3 novembre à son fils Ally, «et je tiens à raconter les malheureuses aventures de votre sœur et de votre frère Louis, et la merveilleuse assistance .que leur a prêtée M. Fellowes. »