RELATIONS MONDAINES
l'ambiguïté de sa conduite en Amérique pendant la guerre. — On sait à quoi s'en tenir à ce sujet après avoir lu le récit des traitements que Crèvecœur eut à subir à New-York de la part des Anglais'.
Nous aurons à parler plus d'une fois encore de ce singulier ami.
Au i^^ décembre 1785, M"^^ d'Houdetot s'était installée à Paris, La vie de Crèvecœur en devient sur-le-champ plus animée. Il va à l'Opéra français et italien, « mais, dit-il, je suis trop vieux et trop fatigué pour toutes ces fêtes. Rester tranquille au coin de mon feu est ce qui me convient le mieux ^. »
Le commencement de l'année 1786 le trouve en plein tourbillon de travaux et de relations mondaines. Il dîne souvent chez le duc de La Rochefoucauld et chez le duc de Liancourt^ Le
1. M. de Lescure, dans l'édition citée plus haut, a bien voulu mentionner (p. 404, note) la réfutation que nous lui avions adressée des accusations dirigées contre notre aïeul, réfutation qu'il trouve péremptoire. Il est inutile de la reproduire ici : la lecture de notre travail suffit à démontrer combien sont peu fondées les malveillantes insinuations de Brissot.