V. lettre du 22 juin 1787 (Correspondance
4. Voir, au sujet du rôle joué par Crèvecœur dans la vulgarisation des pommes de terre, la note sur son opuscule de 1782 [Bibliographie) et sa lettre du 26 avril 1786 à la duchesse de Liancourt [Correspondance).
LACACIA 127
Peu de temps après sa première communication, Crèvecœur avait lu à la Société un mémoire d'une certaine iniportance sur la culture et les usages de l'acacia en Amérique', qui a été reproduit intégralement par François de Neufchâteau dans un ouvrage publié en 1803 -. Consciencieuse et abondante en détails techniques, cette étude, assez peu remarquée en France, obtint, paraît-il, beaucoup de succès en Allemagne ^
Mais le désir de retrouver ses enfants rappelait
1 . Mémoire sur la culture et les usages du faux acacia (Robinia pseudo-acacia) dans les États-Unis, par M. Saint-Jean de Crèvecœur, présenté à la séance publique du 3o mars 1 786, trimestre d'hiver, 1786, p. 122-143.
2. Lettre sur le Kobinier. Paris, in-12, i8o3. Nous avons en notre possession un exemplaire de cet ouvrage ayant appartenu à l'auteur. Il porte sur la feuille de garde un envoi poétique (?) au premier Consul de la main de François de Neufchâteau.
3. « Quelle impression (écrivait-on de Manheim, en 1804, à François de Neufchâteau) a faite sur la nation, en 1786, le traité excellent de M. de Crèvecœur? Autant que je le sache, aucune. J'ai donné ce traité traduit par mon fils dans mon journal sur L'acacia (ce journal, commencé en 1795, a eu 32 cahiers formant 4 vol. La lettre n'indique pas son titre exact), et il a beaucoup contribué à exciter l'enthousiasme qui règne actuellement en Allemagne pour cette culture. « Lettre au citoyen François de Neufchâteau... sur le Kobinier, par F.-C. Medicus, traduit de l'allemand. Paris, chez Lemarchand, an XII (i8o5), in-12, 36 p.
Crèvecœur en Normandie, OÙ il espérait, en outre, pouvoir préparer plus à loisir la nouvelle édition de son livre. Toutes ses lettres du mois d'avril ne parlent que de son départ sans cesse retardé. Enfin il reçoit du ministre, en même temps qu'une prolongation de congé, la permission de quitter Paris. 11 se hâte de faire ses adieux.
Hier j'allai à Eaubonne, chez M. de Saint-Lambert, où était la bonne comtesse, et j'ai reçu d'eux un adieu très affectueux. Ce matin, j'ai passé une heure avec la princesse de Beauvau, qui est toujours bonne et aimable. Aujourd'hui, le bonhomme comte' et moi dînons chez M. Target, l'ami Target, le meilleur des hommes 2.
Il était à Caen à la fin d'avril et se mit au travail avec ardeur, sans cependant cesser de correspondre activement avec ses amis de Paris. Il avait depuis peu de temps été présenté à la comtesse Charles de Damas ^, femme distinguée sous tous les rapports, qui voulut bien lui témoigner toute sa vie l'estime et l'amitié la plus sincère. C'est