‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 121 sur 330 · LA PENSION LEMOYNE · texte numérisé non relu

LA PENSION LEMOYNE

les avoir laissés pendant quelques mois chez un M, de Longpré, il les plaça définitivement dans un établissement renommé, la pension Lemoyne % oij se trouvaient déjà Frédéric d'Houdetot, petitfils de la comtesse-, et un jeune Américain, Georges -Washington Greene -\ fils du général Nathaniel Greene. Les enfants y restèrent jusqu'à la fin de leur éducation.

Nous sommes disposé à croire que, dès cette époque, il dut commencer à se repentir de la liaison qu'il avait contractée un peu légèrement avec Brissot. Celui-ci venait en efïet de publier un pamphlet très vif contre le marquis de Chastellux"^, pamphlet oii il parlait avec enthousiasme a du sensible auteur des Lettres d'un cultivateur

1. Nous ne savons quel était alors le montant de la pension, mais dix-huit mois plus tard, M. Lemoyne, ayant réduit le nombre de ses élèves, augmentait ses prix et fixait comme par faveur la pension de chacun des enfants à 1,700 livres. Après la fin des études de l'aîné, le cadet, resté seul, devait payer 2,400 livres.

2. Frédéric-Christophe, fils de César-Louis-François-Màrie- Ange d'Houdetot et de sa première femme, Louise Perrinet de Faugues. Il fut baron de l'empire, député, pair de France, membre de l'Institut.

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