‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 14 sur 330 · LES INDIGÈNES · texte numérisé non relu

LES INDIGÈNES

Muskinghum se partage en deux branches. Nous ignorons par quelle voie s'effectua son retour, probablement par le lac Érié.

La carte du Canada dont il est l'auteur et dont nous parlerons bientôt, montre qu'en dehors de cette lointaine excursion, il avait dû parcourir les régions beaucoup plus rapprochées , quoique presque aussi sauvages, avoisinant le lac Champlain et le haut de la rivière d'Hudson.

Dans ses dernières années, il eut un moment la pensée de rédiger une relation de ces voyages. « Je n'ai plus en réserve, écrivait-il en 1806, que quelques souvenirs de ma vie active en Amérique lorsque j'étais parmi les indigènes dans l'intérieur du continent. » Combien il est regrettable qu'il n'ait pas donné suite à ce projet ! Ses rares qualités d'observateur, la connaissance approfondie qu'il avait acquise des mœurs des peuplades sauvages, soit au Canada, soit dans les' colonies anglaises , n'auraient pu manquer de donner un intérêt sérieux à ce récit de ses aventures de jeunesse '.

I. S'il n'a pas écrit une relation suivie de ses voyages, il a su du moins utiliser avec beaucoup de succès, dans les Lettres d'un culiivalcar et dans le Voyage en Pcnsyhanie, les obser-

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