TRISTE FIN
La lettre de M. de Laforest fut donc, à notre avis, très inopportune. Qui sait si Fitch, soutenu et encouragé, ne fût pas arrivé avant Fulton à la solution du problème auquel il avait consacré toute sa vie ? Mais lassé, à bout de ressources, il s'épuisa quelque temps encore en efforts infructueux, puis, en 1792 ', se décida à passer en France. C'était un triste moment pour un inventeur. Il fut cependant accueilli avec honneur par la Convention, mais il ne reçut aucun appui effectif, et dut bientôt retourner en Amérique, où il finit misérablement quelques années plus tard.
On le voit, il n'a pas tenu à Crèvecœur que la France n'ait eu l'honneur d'encourager l'un des essais les plus sérieux tentés depuis le marquis de Jouffroy-. Les documents qui viennent d'être analysés n'auront pas seulement établi l'honorable initiative du consul de New-York; ils auront aussi, nous l'espérons, apporté quelques détails nouveaux à l'histoire de la navigation à vapeur.
Le reste de la correspondance officielle, fort
1. Crèvecœur était à Paris à cette époque. Il est probable qu'il s'y rencontra avec Fitch, mais rien ne permet de l'afFirmer.