‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 150 sur 330 · SA RÉVOCATION · texte numérisé non relu

SA RÉVOCATION

santé ne lui permet pas de reprendre ses fonctions, et qu'il se voit dans la nécessité de solliciter sa retraite. Sa lettre paraît être restée sans réponse; ce qui est certain, c'est qu'il conserva le titre de consul jusqu'au 19 décembre 1792, époque à laquelle furent révoqués par mesure générale tous les agents français aux Etats-Unis'.

Crèvecœur se décide alors à demander une pension pour ses services consulaires. Il écrit d'abord, le 10 mars 1793, au ministre de la Marine; mais le décret du 16 février venait de retirer les consulats au département de la Marine pour les attribuer aux Affaires étrangères. Le 22 mars, il adresse donc une nouvelle demande au ministre Lebrun-, demande à laquelle est jointe

1. Nous avons trouvé une note non signée, mais écrite par M. Otto, d'après laquelle cette mesure aurait été prise sur la dénonciation d'un nommé D..., avocat établi en Amérique, ayant rempli les fonctions d'agent commercial sous plusieurs consuls. Cette initiale ne peut s'appliquer qu'à Ducher, l'ami de Barère, dont il est plusieurs fois question dans l'ouvrage de M. Masson, le Département des Affaires étrangères, p. 240 et passiin. C'était un vrai type de sans-culotte que ce Ducher, même avant la Révolution. Pendant son séjour en Amérique, • il n'avait ni chemises ni mouchoirs, et, invité un jour à dîner chez le gouverneur de Boston, il se moucha dans la nappe, au grand scandale de ses voisins. Le fait est consigné dans un rapport officiel.

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