‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 188 sur 330 · OTTO A BERLIN IK · texte numérisé non relu

OTTO A BERLIN IK

matique que la République possédât alors'.

Peu versé dans la partie technique de la diplomatie, il pensa à s'adjoindre Otto qu'il connaissait de longue date, et lui écrivit une lettre très flatteuse et très pressante pour lui proposer le poste de premier secrétaire, lui disant <( qu'il aurait plus de confiance dans le succès de sa mission, si Otto consentait à la partager- ». Une pareille démarche ne pouvait être qu'extrêmement flatteuse de la part d'un homme qui avait à cette époque, comme le dit M. Thiers, le plus grand nom de France après Bonaparte.

Otto eût préféré une position indépendante ; il accepta cependant sans hésitation, et ce fut avec une véritable joie qu'il rentra dans sa carrière de prédilection. Il se rendit sur-le-champ à Paris pour conférer avec son nouveau chef « qui le combla de caresses et de bontés '' ». Peu de jours après, il partait pour Berlin, et il y trouva le moyen, tout en ne négligeant rien de ses devoirs officiels, de mériter même l'estime des émigrés-^, alors fort

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