‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 187 sur 330 · Il raconte dans une de ses brochures [Moyen de pré · texte numérisé non relu

Il raconte dans une de ses brochures [Moyen de pré

2l8 SIEYÈS

Mais revenons à M. Otto, que nous avons laissé tout occupé des soins de son exploitation rurale. Près de trois ans s'étaient déjà écoulés depuis qu'il avait perdu ses fonctions au ministère ; il souffrait au fond du cœur de cette longue interruption dans une carrière pour laquelle il avait autant de goût que d'aptitude. Au commencement de mai 1798, une occasion inespérée vint s'offrir à lui. On sait que depuis le commencement du Directoire , Sieyès , quoique dévoué aux idées révolutionnaires qui prévalaient dans le Gouvernement depuis le coup d'Etat de fructidor, n'en était pas moins considéré comme un homme assez gênant par son esprit frondeur. On eut l'idée de l'éloigner pour quelque temps en lui donnant l'ambassade de Berlin, le plus haut poste diplo-

venir le retour des disettes, p. 179) qu'au commencement de la Révolution, il avait été dénoncé au club de Franconville pour avoir planté des pommes de terre dans des terres qui auraient pu produire du blé. Il dut quitter la commune pour laisser passer l'orage. Notons qu'il venait d'être obligé de partir de Paris comme ayant contribué à faire planter en pommes de terre la plaine des Sablons. Quelques années plus tard, au contraire, s'il faut en croire les mémoires du temps, à l'époque où Chaumette faisait garnir de pommes de terre les parterres des Tuileries, la marquise de Marbeuf était guillotinée pour avoir refusé de consacrer à cette culture ses vastes et magnifiques jardins.

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