ENTHOUSIASME
du premier Consul, apportait l'acte de ratification ; le 12, les ratifications étaient échangées, et la population, ivre d'enthousiasme, dételait les chevaux de MM. Otto et de Lauriston pour traîner ellemême leur voiture. Une gravure anglaise fort curieuse, dont Otto rapporta plusieurs exemplaires, représente l'illumination de la» légation française entourée d'une foule immense.
Ainsi se termina pour Otto une négociation qui fut l'œuvre la plus importante peut-être de sa carrière diplomatique. S'il n'eut pas l'honneur de signer la paix d'Amiens, c'est lui qui, en réalité, l'avait conclue, et il est inutile de peindre ses sentiments : a Joie profonde , sans égale , dit M . Thiers ' , car jamais négociateur n'avait eu le bonheur d'assurer par sa signature tant de grandeurs à sa patrie. »
Otto resta en Angleterre après la paix; mais les attaques jalouses dont il avait eu à souffrir, même avant son succès, redoublèrent encore. Crèvecœur, qui vint passer quelques jours à Londres dans l'été de 1802, trouva son gendre déjà avisé de son remplacement-. On lui avait offert Tam-