‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 202 sur 330 · L INFLUENCE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

L INFLUENCE FRANÇAISE

son beau-frère', et en dépit de la haine de toute l'aristocratie. En 1805, lorsque Munich fut occupé par les Autrichiens, il avait pu décider Maximilien Joseph à se retirer devant eux, et à conclure un traité avec la France. A la fin de l'année, l'Empereur victorieux faisait son entrée dans la capitale de la Bavière ; l'Électeur prenait le titre de Roi, et donnait au prince Eugène de Beauharnais la main de sa fille aînée.

On sent quelle devait être à Munich la position du diplomate qui avait coopéré si activement à tous ces grands événements. Crèvecœur, arrivant en 1806, au moment où l'influence de la France, et par conséquent de son représentant, était à son apogée, fut naturellement très bien accueilli; il reçut de toutes parts des avances et des politesses auxquelles il ne put se soustraire complètement, en dépit de sa modestie et de son goût pour la retraite.

p. 98 etsuiv.) cite de curieux extraits des lettres écrites par Maximilien à M. Otto en i8o5, où il est question de cette hostilité. I. Gustave IV, celui qui, d'après le Moniteur, n'avait de Charles XII que ses bottes et son entêtement. (Jal, Souvenirs d'un homme de lettres, p. 238.) « Il porte, dit Crèvecœur dans une lettre, d'immenses gants de buffle dont l'extrémité lui atteint le coude, un gros habit bleu à boutons de cuivre ; il a l'air féroce, avec des yeux qui annoncent la méditation. »

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