OTTO REVIENT DE VIENNE
maines au château d'Argeronnes, près de Louviers, chez la marquise de Guenet, sœur de sa belle-fille. Là il jouit «. du bonheur de ne plus entendre parler de ce qui arrive ou doit arriver. Cette espèce de surdité morale, ajoute-t-il, a pour moi un charme inexprimable et environne mon corps , mon cœur et mon esprit d'une quiétude dont Je ressens les bons effets. »
Il retourne en avril à Paris, où l'on attendait M. et M ™^ Otto qui revenaient de Vienne'. Une lettre du mois de mai nous le montre à Lesches, « jouissant du plus magnifique printemps qu'il se
I. Ambassadeur à Vienne depuis 1809, le comte Otto avait, dans ce poste difficile, fait preuve une fois de plus de ses hautes qualités diplomatiques ; mais, après les désastres de la campagne de Russie, l'Empereur, voyant l'Autriche près de se soustraire à son influence, jugea qu'Otto n'avait pas assez d'empire sur M. de Metternich, et lui donna pour successeur le. comte de Narbonne (mars i8i3). Le rappel d'Otto fut du reste motivé de la façon la plus honorable, a Les connaissances spéciales de ce diplomate sur les affaires de l'Angleterre et des États-Unis rendaient, dit le duc de Bassano, sa présence indispensable à Paris. » Otto fut, à son retour, nommé ministre d'Etat. Sous les Cent-jours, il devint sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. Exilé de Paris à la seconde Restauration, il alla s'établir dans une ferme lui appartenant, nommée Mosloy, près de La Ferté-Milon, puis à Villers-Cotterets. Ce ne fut qu'à grand'peine et étant déjà fort malade qu'il obtint l'autorisation de revenir à Paris, où il mourut en 1817.