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LE NOM DE CREVECŒUR

Comme on l'a vu ci-dessus, le nom de Crèvecœur n'apparaît dans la famille qu'au milieu du XVIIe siècle. Nicolas Jean, sieur de Bellengreville, avait épousé en 1660 une demoiselle Jeanne d'Auge, fille de Guillaume d'Auge, seigneur de Beaulieu, et il reçut, en payement de la dot de sa femme, le fief de Crèvecœur, situé dans la paroisse de Blonville (arrondissement de Pont-i'Evêque).

Crèvecœur était un fief quart de haubert, qui appartenait à la famille d'Auge comme héritière de Guillaume de Hérouval, seigneur de la Londe , Blonville et de Crèvecœur, mort en iSgS. La terre, à laquelle étaient venus se joindre par des acquisitions successives les fiefs de la Londe, Blonville, Thilliard et Aiguillon, resta environ un siècle dans la famille et fut vendue en 1766 à Armand-Louis-Joseph Paris de Montmartel, marquis de Brunoy, par Jean-François Cairon de La Varende, qui la possédait du chef de sa femme, Marie de Crèvecœur, Elle appartenait, au moment de la Révolution, à Geoffroy de Limon, contrôleur général des finances du duc d'Orléans, et fut confisquée comme bien d'émigré. (Archives du Calvados, cartons G. de Limon.)

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