‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 249 sur 330 · ELOGE FUNEBRE · texte numérisé non relu

ELOGE FUNEBRE

DE CRÈVECŒUR [Journal de l'Empire, du 21 novembre 181 3.

« La mort vient d'enlever à la patrie, à sa, famille, à l'amitié, aux lettres et aux arts utiles, M. Saint-Jean de Crèvecœur, ancien consul général de France à New-York, correspondant de l'Institut impérial , auteur des Lettres d'un cultivateur américain et de plusieurs ouvrages d'économie rurale et politique très estimés. Il a fini sa carrière à Sarcelles, âgé de quatre-vingt-deux gns.

« Personne, peut-être, n'a réuni à un plus haut degré une sensibilité exquise, un esprit solide, une imagination ardente, de vastes connaissances, l'amour du bien et la persévérance nécessaire pour le faire triompher.

« Éloigné depuis plus de vingt ans des fonctions publiques, M. de Crèvecœur employait tousses loisirs à répandre en France le goût d'une agriculture perfectionnée et à recommander par un grand nombre d'écrits, la plupart anonymes, l'introduction de beaucoup de plantes utiles et des instruments les plus propres à les cultiver. Son Voyage en Pensylvanie et dans l'Etat de New-York , publié il y a douze ans environ, renferme des détails extrêmement curieux, des épisodes louchants et des aperçus de morale pratique qui révè-

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