I. Le Traité de la cullurr des pommes de terre
IL Les Lettres d'un cultivateur américain, en anglais, 1782, etc.; en français, 1784 et 1787. (Plusieurs traductions hollandaises et allemande?."'
III. Le Voyage dans la haute Pensyhanie et dans l'Etat de New-York, 1801. (Une traduction allemande.)
Nous commencerons par décrire les éditions françaises et anglaises qui reproduisent le texte original de l'auteur. Nous indiquerons ensuite les traductions hollandaises et allemandes.
(Les éditions que nous' possédons sont marquées d'un astérisque.)
* Traité de la culture des pommes de terre, in-12, III — 7 2 pages, sans date ni nom d'imprimeur, avec le sous-titre : Aux habitants de la Normandie. Traité de la culture des pommes de terre et des différents usages qu'en font les habitants des Étab-Unis de l'Amérique. Pour épigraphe : Si invenire non licuit, imitari non pigeât. L'opuscule est précédé d'une dédicace au duc d'Harcourt, gouverneur de Normandie, datée de Caen, le i^r janvier 1782, et signée : Normanno-Americanus.
Cette brochure, aujourd'hui presque introuvable, est, comme tout ce qu'a écrit Crèvecœur sur des sujets pratiques, remplie de détails intéressants et curieux. On voit que l'auteur s^appuie sur son expérience personnelle. Il commence par parler brièvement de l'origine de la pomme de terre, raconte son introduction en Angleterre et s'étend longuement sur l'importance qu'elle a prise dans l'alimentation des Irlandais. Il examine ensuite toute l'utilité que présenterait en Normandie cette nouvelle culture; il explique avec beaucoup de détails l'usage que font les Américains du précieux tubercule et les différentes manières dont ils le préparent, soit pour eux-mêmes, soit pour la nourriture de leurs bestiaux. Passant ensuite à la question agricole, il décrit les instruments qui, quelques années plus tard, firent de sa part l'objet d'une communication à la Société d'agriculture ^voir p. 12 5) et entre dans les détails les plus complets sur la culture. Malgré son petit volume,
BI BLIOGRAPH I E 295
l'ouvrage est un manuel complet, un vrai livre de vulgarisation. Par malheur, comme nous l'avons dit ailleurs, il fut assez peu répandu et ne sortit guère des limites de la province.