‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 268 sur 330 · Voyage aux Etats-Unis · texte numérisé non relu

Voyage aux Etats-Unis

2. Archives des Affaires étrangères. Carton du consulat de New- York.

3. Archives de la Marine. Note présentée au ministre en 1788.

4. Correspondance diplomatique, lettre de M. d'Ogny , 11 octobre

5. Ibid., 20 novembre et 19 décembre 1788. Voir aussi Mémoires et Documents sur les États-Unis, tome II, n"^ 29, 3o, ^i\ et 35.

commencement de 1789, on se décida à conclure un arrangement avec un armateur de Saint-Malo, le sieur Dubois. Il s'engageait à faire six voyages par an de Bordeaux à Norfolk en passant par New-York, moyennant 36, 000 livres. Mais le marché était mal conçu ou fut mal exécuté. Le premier de ces paquebots (le Jean-Jacques, capitaine Legrand) était, d'après M. deLaforest ', un bâtiment misérable, jaugeant quatre-vingtdix tonneaux, n'ayant que neuf hommes d'équipage, filant au plus cinq nœuds, et qui ne put aller jusqu'à Norfolk; le second (le Franklin, capitaine Duroutois) ne valait guère mieux ; le troisième, d'un tonnage plus fort, était un peu meilleur, mais encore trop petit de moitié ; il mit près de quatre mois pour arriver à New-York 2. Le service était si mal fait que notre ministre à New-York garda pendant six mois ses dépêches pour la France, ne trouvant aucune voie sûre pour les faire parvenir. Dans le courant de 1791, le point de départ fut changé et remis à Lorient ; mais les voyages n'en devinrent ni plus réguliers ni plus rapides; la correspondance diplomatique en fait foi?.

A la fin de 1792, on se décida à prendre un grand parti; le 2 décembre 4 le ministre de la Marine demanda, par un mémoire adressé au président de la Convention, que son département fût chargé du service. Il proposait d'avoir huit paquebots (au lieu de six) partant tous les mois alternativement de Lorient et du Havre en temps de paix, en temps de guerre de Lorient seulement.

Nous ne savons si ce projet fut mis à exécution.

!. Correspondance diplomatique, 20 juin 1789.

2. Ibid. Dépêches de M. de Moustier des 4 et 8 octobre 1789. Le Washington, sur lequel Crèvecœur revint en France en 1790, était un des bâtiments du sieur Dubois. Il était commandé par le capitaine Duroutois.

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