C'était un M. Chevalier
2. Celte lettre, souvent citée, a été publiée par M. Hippeau. Voir Correspondance.
3. Ces deux lettres, comme la précédente, sont dans la Correspondance, diplomatique.
3l6 LES PAQUEBOTS
la France en proie à la famine aurait eu besoin d'avoir des relations aussi promptes que possible avec les pays producteurs de céréales. D'après Brissot ', la malle destinée pour New-York, et qui devait partir en mai i 788, resta au bureau pendant quatre ou cinq mois avec celles qui survinrent ensuite. « Je ne sais pas même, ajoute-t-il, si elles ont jamais été expédiées.»
Le fait est que le service avait été supprimé brusquement et sans avis préalable. « La perte est réelle pour les particuliers, écrivait le comte de Moustier le i5 décembre 2, mais elle est grande pour le gouvernement. »
C'est à la suite de la liquidation des dépenses de 1787 que l'on s'était décidé à cesser toute expédition de paquebots?.
Le déficit cependant était en réalité assez faible eu égard à l'importance du service, service d'utilité publique dont tout le monde reconnaissait la nécessité; mais les finances étaient, on lésait, dans un tel état de délabrement que l'on se rejetait sur les petites économies.
Néanmoins la suppression de la ligne de New-York avait soulevé tant de plaintes que l'on s'occupa sur-le-champ d'une nouvelle combinaison. On crut qu'un marché avec un entrepreneur serait moins onéreux pour l'État. M. de Laforest, gérant du consulat général des États-Unis, avait proposé de traiter avec une Compagnie qui s'engageait à entretenir six paquebots partant de France et allant à Norfolk en Virginie (le grand entrepôt des tabacs), en touchant à New-York. La Compagnie demandait 10,000 livres par voyage aller et retour 4.
D'autres propositions se produisirent bientôt. Un nommé Dan Parker, négociant américain, un M. Ruker, de Bordeaux, d'autres encore, offrirent des combinaisons diverses S. Enfin, au