Son valet de chambre
3. Les portraits de M™° d'Houdetot et de Crèvecœur sont ceux que nous avons fait graver. Ce sont des dessins au crayon noir rehaussés de gouache. Le premier porte, au revers du cadre, ces mots écrits de la main de Crèvecœur : The right honorable lady Sophia, comtesse de Houdetot ; le second : Saint John de Crèvecœur, jour father.
4. Ce sont les portraits dont il est question dans la lettre qui précède. Crèvecœur annonçait aussi l'envoi d'une histoire d'Angleterre en 2 volumes, par lord Littleton, présent de la comtesse.
Caen, 26 avril 1786. — Crèvecœur à la duchesse de La Rochefoucauld-Liancourt. Minute.
Il s'excuse de n'avoir pu lui rendre ses devoirs avant son départ. « Il me tarde de savoir que vos pommes de terre de la Nouvelle-Ecosse, autrement dites : Maréchal de Castries^, et votre semis d'acacias sont bien levés et hors des dangers de la première enfance. Si vous faites souvent arroser les derniers, qu'ils aient été semés sur un bon terreau et qu'au moyen de paillassons suspendus perpendiculairement vous les préserviez du soleil depuis dix heures jusqu'à quatre, vous les verrez croître cette année d'un pied de haut. »
Sannois, 29 avril iy86. — La comtesse d'Houdetot à AUy. Autographe. Signée : Votre bonne maman de Paris.
Elle se termine par ces quelques lignes à Crèvecœur : « Je vous adresse, mon excellent ami, cette lettre pour votre fils Ally. Je n'ai pas ici mon secrétaire, vous la lui lirez si mon écriture lui paraît trop difficile à déchiffrer. »
Colombes^, 5 mai 1786. — Saint-Lambert à Ally. Autographe, non signée.
Lettre très affectueuse : « Dites bien des choses pour moi
1 . Parmentier dans son Traité sur la culture des pommes de terre, 1789, in-8°, page 42, donne la description d'une variété jaunâtre ronde aplatie et ajoute : « M. de Crèvecœur l'a envoyée de New-York. » D'après Cadet de Vaux [Mo'jens de prévenir le retour des disettes, 1812, in-S", page 48), Crèvecœur aurait introduit en mênae temps une autre variété rouge. C'est probablement à l'une de ces deux espèces qu'il avait donné le nom du maréchal de Castries.
2. Le château de Colombes, anciennement habité par la reine Henriette d'Angleterre, appartenait à M. de Verdun, fermier général qui,
à votre petit frère et plus encore à votre père ; dites-lui que je l'aime comme un des plus excellents hommes, des plus
aimables que j'aie jamais connus. »
Sannois, i6 mai 1786. — La comtesse d'Houdetot à Ally. Signée.
Conseils maternels sur la manière d'employer son temps.
Boston, 3i juillet 1786. — James Bowdoin ' à Crèvecœur. Autographe, signée. En anglais.
Il remercie Crèvecœur de livres et de brochures que celuici lui a fait parvenir. Il lui envoie diverses publications par l'intermédiaire de M. Barrett*.
Paris, II juillet 1786. — Jefferson à Crèvecœur, à Caen. (Jefferson's Works, tome I, p. 594,) Nous n'avons pas l'original.
Cette lettre répond à une demande de renseignements
d'après M^" Vigée-Lebrun (Mémoires, II, 340), recevait une société très aimable d'artistes, de gens de lettres et d'hommes spirituels. Sa femme et lui étaient liés avec M'^° d'Houdetot et Saint-Lambert.
1. Fils d'un Français protestant émigré pour cause de religion. Il était fort instruit et avait une très grande situation à Boston où il fut gouverneur, Crèvecœur entretenait avec lui des relaftions suivies. Nous trouvons dam V Independent Ckronicle de Boston, du i 2 juillet i 787, une longue communication de Bowdoin , rédigée d'après une brochure relative à la culture et à l'emploi du maïs comme fourrage, brochure envoyée par Crèvecœur,
2. De Boston. Il fut plus tard consul des Etats-Unis en France.
adressée à Jefferson par. M. Delisle ' , lieutenant général au bailliage de Caen (et non Lain, comme le porte le texte imprimé), avec un post-scriptum de Crèvecœur. Il n'y est question que de la valeur du papier-monnaie américain.
Paris, 26 août iy86. — Jefferson. Autographe, signée. En anglais. Inédite.
« Cher Monsieur, j'ai eu l'honneur de recevoir en son temps votre lettre du 20 courant. M. Barclay est depuis longtemps parti pour le Maroc avec les pouvoirs pour conclure un traité de paix qui, d''après sa dernière lettre, est sur le point d'être signé. Cela doit vous expliquer pourquoi vous n'en avez pas entendu parler... J'ai des lettres et des journaux d'Amérique du 16 juillet. Ils nous informent de la mort des généraux Greene, Mac-Dougal et Williamson, et aussi que le général Sullivan est président du New-Hampshire. S. Adam n'est plus président du Sénat de Massachusetts. Je n'en puis comprendre la raison. Les Creeks ont fait une formidable invasion dans la Géorgie. Quelques Indiens isolés ont commis des ravages dans le Kentucky, mais ils sont désavoués par leurs tribus. La convention commerciale va probablement se réunir, et elle préparera un article pour donner au Congrès pouvoir sur notre commerce. John Collins est gouverneur du Connecticut; New-Hampshire et Massachusetts ont suspendu leurs actes de navigation. C'est là tout ce qu'il y a d'important dans nos nouvelles d'Amérique, et vos autres amis sont ici dans une meilleure situation pour vous donner celles de ce pays. J'ajouterai seulement l'assurance de l'estime avec laquelle, etc.
« Th. Jefferson. »
I. Lebourguignon Duperré-Delisle (Nicolas). Il était pareat de Crèvecœur.
Vieufumé^, i 2 octobre i ySô. — Target à Crèvecœur. Autographe, signée.
« Je ne doute pas que le troisième volume 2 ne me fasse pleurer comme les autres et comme il a déjà commencé de faire chez M^e d'Houdetot. »
Vieufumé, 21 octobre 1786. — Target. Autographe, signée.
Il parle de l'éducation des enfants de Crèvecœur : « Je sais bien que l'éducation est une partie bien négligée au sein de tant de lumières sur les choses moins im-portantes, et, sur celle-là même, la routine sera longtemps maîtresse de la raison; et dans les grands états vous verrez toujours que cette routine sera prise pour la règle. C'est qu'on y aime mieux l'ordre apparent que la vertu réelle et qu'on y préfère par instinct la paix à la justice. Que tout soit tranquille, jusqu'aux préjugés, on n'entend point de bruit, et l'on en conclut que tout va bien... »
Paris, 6 novembre iy86. — Jefferson à Crèvecœur [Jefferson's Works, II, p. 5i). Nous n'avons pas l'original.
Comme la lettre n° 18, celle-ci est relative à la valeur du papier-monnaie américain.
1. Canton de Bretteville-sur-Laize, arrondissement de Falaise.