De la deuxième édition du Cultipateur américain
Paris, 8 décembre 1786. — Jefferson. Autographe, signée. En anglais. Inédite. C'est le billet que nous avons cité page i32.
« Cher Monsieur, je viens de terminer la lecture des journaux'de New-York et je vous les envoie. Quand vous les aurez finis, je vous serai obligé de me les renvoyer, M. Short ne les ayant pas lus. M. et M^^e Marmontel viennent dîner avec moi après-demain (dimanche). J'espère que la bonne comtesse d'Houdetot pourra être libre ce jour-là et qu'elle sera assez aimable pour venir aussi. Nous dînons à trois heures. Je n'ose pas vous inviter vous-même parce qu'une personne (M. P. M.) qui doit venir avec M. Marmontel vous est, je crois, désagréable. Néanmoins, vous êtes le meilleur juge de la question ; vous savez que je serai heureux de vous voir, si la compagnie peut vous plaire, Serez-vous assez bon pour transmettre mon invitation à la comtesse et pour me faire connaître sa réponse? Bonsoir, à vous bien affectueusement.
« Th. Jefferson, »
Paris, i5 janvier 1787, — Jefferson. Autographe, signée. En anglais. (Jefferson's Works, tome II, p. 97.)
Il en a été parlé page i33. Il s'agit d'un procédé américain pour fabriquer des roues d'une seule pièce. La réclamation de Jefferson était motivée par une lettre signée L. D. F. insérée le i5 janvier 1787 dans le Journal de Paris, et qui attribuait l'invention aux Anglais. On voit que Jefferson n'avait pas perdu de temps. Notre texte, écrit à la hâte, et fourmillant de fautes de tout genre, est, sauf de légères variantes, conforme à la version imprimée.
Paris, 1787. — Jefferson. Autographe, signée. En anglais. Inédite.
« Cher Monsieur, je vous renvoie vos papiers avec bien des remerciements. M. de Chalut', qui m'a montré beaucoup de politesse, désirant faire parvenir quelques caisses de tableaux à Charlestown, je lui ai conseillé de les envoyer par le paquebot du Havre à New-York pour être réexpédiées de là à Charlestown. Il me demande un correspondant à New- York auquel on puisse les adresser. Sachant que les hommes qui parlent la même langue et appartiennent à la même nation sont toujours à même de se rendre mutuellement plus de services, je vous demande la permission de les adresser à votre délégué à New-York. Voulez-vous être assez bon pour me donner un mot pour lui, lui demandant de prendre la peine de les recevoir et de les réembarquer. Si vous pouvez m'envoyer ce mot par le retour du porteur, cela obligera beaucoup votre ami et serviteur.
a Th. Jefferson. »
Bennington^, 4 avril 1787. — Ethan Allen à Crèvecœur. Autographe, signée. En anglais.
Il envoie à Crèvecœur l'acte qui le naturalise, lui et ses trois enfants, dans l'Etat de Vermont. Il le remercie de sa proposition de dresser la carte de l'Etat; l'arpentage sera bientôt terminé et lui permettra de commencer ce travail. Il l'informe qu'un district vient d'être incorporé sous le nom de Devergennes-
!. Probablement M. Chalut de Vérin, maître d'hôtel ordinaire de la Reine. Il y avait aussi un fermier général de ce nom. 2. Vermont.
burgh. Deux townships près du lac Mumframagog ont reçu le nom de Saint-Johnsbury et de Danville. Considérations sur le climat et les productions du Vermont et sur son accroissement probable. On va fonder un collège pour lequel Crèvecœur a offert un sceau dont on est très reconnaissant. On lui demandera conseil pour les armoiries à mettre sur le grand sceau de l'État. On réclame ses bons offices afin d'obtenir du Roi de France des encouragements et des libéralités pour la fondation du collège. Il envoie son livre théologique intitulé : Orack de la raison ' .
Paris, 22 juin 1*787. — Comtesse Charles de Damas 2 à Crèvecœur en Amérique. Autographe, signée. En anglais.
Elle lui parle très longuement d'Ally et de Louis. Nouvelles politiques. Les travaux de l'assemblée des notables. Détails