‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 307 sur 330 · Secrétaire de la légation américaine à Paris · texte numérisé non relu

Secrétaire de la légation américaine à Paris

2. Mercier Dupaty, magistrat connu par des ouvrages de littérature et de jurisprudence, avait publié un mémoire en faveur de trois malheureux condamnés au supplice de la roue. Il parvint à les sauver. (Voir les Biooraphies.)

Cette lettre plusieurs fois citée au chapitre VIII débute ainsi :

« Les Américains, gênés comme ils le sont dans leurs travaux, retardés dans leurs entreprises par la rareté des hommes et la cherté de la main-d'œuvre qui en est la conséquence, sont sans cesse obligés d'avoir recours à une foule d'expédients, ainsi qu'à l'usage de machines soit européennes, soit de leur invention : de là leur goût et le progrès journalier qu'ils font dans la mécanique.

« S'il y avait eu en France une société chargée d'encourager, de récompenser, et surtout de propager la découverte et l'usage des machines les plus ingénieuses et les plus utiles, j'aurais regardé comme une partie de mon devoir d'avoir fait faire les modèles de celles que je crois particulières à ce pays et de les avoir transmises à ce corps. »

Il fait parvenir à son correspondant le modèle d'une sorte de boîte analogue à celles dont on se sert aujourd'hui pour les essieux de voitures. Celle qu'envoie Crèvecœur s'applique aux poulies, mais on se sert, dit-il, pour les voitures d'un modèle fondé sur le même principe. Il donne toutes les explications nécessaires pour l'application.

Il donne aussi des détails sur une machine américaine à fabriquer des cardes. Le consul général d'Angleterre a été chargé d'en acheter plusieurs.

Crèvecœur regrette de n'avoir pu, faute d'argent et ert l'absence d'instructions, introduire en France cette invention utile.

Depuis 1783 il s'efforce de faire connaître les principes d'architecture navale de Peck, auquel les ambassadeurs d'Espagne et de Hollande viennent de commander des vaisseaux. Il n'a pu obtenir du Ministre l'autorisation de faire construire une corvette par cet ingénieur'.

Long et intéressant récit de la réception faite par les habi-

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