‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 308 sur 330 · I . Pages 1 o3 el · texte numérisé non relu

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tants et les autorités de Boston à l'escadre française commandée par le vicomte de Beaumont. Il ajoute :

« La présence d'escadres françaises tantôt ici, tantôt à New- Port, à New-York, etc., aurait l'influence la plus heureuse sous un grand nombre de rapports... '. »

Il parle ensuite du retard du paquebot qui a dû partir du Havre soixante-quatre jours auparavant et craint que le service ne soit sinon supprimé, du moins suspendu, comme le lui a assuré le vicomte de Beaumont.

« Quelque justes que soient les réclamations qu'on a faites contre les paquebots destinés pour les Indes et les îles, je suis persuadé que ceux de l'Amérique septentrionale ne nuisent à personne; ils ont subsisté depuis 1783, et, si on avait voulu suivre le premier projet que j'avais présenté à M. le maréchal de Castries dans toute sa simplicité, ces six vaisseaux n'auraient pas coûté plus de 3oo,ooo livres par an.

«... Si j'étais à New-York, j'aurais pris la liberté de mettre sous vos yeux la copie du premier plan que je donnai au ministre en 1788 et qu'il approuva... Si ces vaisseaux cessent de venir à New-York, il n'existera plus de correspondance entre les deux pays; car on ne voit ici que rarement des vaisseaux français 2... »

Boston, 1787. Crèvecœur à Cadet de Vaux. Minute.

Il lui envoie quelques notes : 1° deux remèdes contre le cancer usités dans le Maryland et le Massachusetts; 3° une

1. En 1788, lorsque la guerre fut sur le point d'éclater entre la France et l'Angleterre, notre ministre aux Etats-Unis, le comte de Moustier, rappelait à son gouvernement cette réception cordiale et demandait que l'on fît régulièrement hiverner une de nos escadres dans les ports américains, ce qui aurait un intérêt considérable en cas d'une guerre subite avec l'Angleterre.

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