Voir chapitre XII
4. Voici ce qu'on lit dans le Dictionnaire historique des peintres, par Adolphe Siret (1866) : Turpin de Crissé (Lancelot-Théodore , comte), 1 781-1859. Paysage et architecture. Les adieux' de René à sa sœur. Ruines du château de Croyland. — Après le divorce, il avait été nommé chambellan de Joséphine avec MM. de Viel-Castel, de Moniholon et de Lastic. Voir lettre du 1 i février i 8 i i .
5. Le château de Navarre, près Evreux, que Joséphine habita après le divorce, avant de revenir à la Malmaison.
tante, M"ie du Chilleau, qu'il n'a pu revoir depuis son retour d'Allemagne, et lui rappelle les anciennes relations d'amitié qu'il entretient avec sa famille '.
Janvier 181 1. — Crèvecœur à sa belle-fille. Minute.
« Mn^ie Visconti vient de mourir, victime d'un accident bien extraordinaire; elle s'était fait faire, non un serre-tête, mais un serre-corps, avec lequel elle s'était tellement comprimée qu'elle était parvenue... à se rendre une espèce de taille. La première chose que dit le médecin fut : Qu'on déficelle madame le plus promptemcnt possible ! Il était trop tard... Sa belle constitution, son âge encore peu avancé, lui promettaient de longues années de vie 2... »
Paris, II février 181 i. — CrÈvecœur à sa belle-fille. Autographe.
Il est allé voir M. Yvart3 à Charenton pour le consulter sur des questions agricoles.
1. Crèvecœur, dans les lettres écrites pendant la Révolution, mentionne souvent un M. Turpin qui était probablement le père de celui-ci.
2. « M"'^ Visconti avec sa majestueuse beauté et son tour d'épaules éblouissant », disait Chènedollé en 1802. (Sainte-Beuve, Chateaubriand,
I, i83, note.) Pourtant, s'il faut en croire M™" d'Abrantès {Mémoires,
II, 5 5), qui, tout en lui prodiguant les éloges, fait des réserves peu bienveillantes, elle avait, en 1802, au moins cinquante ans. M™^ Vigée- Lebrun {Souvenirs, I, 106) est plus franchement enthousiaste. Le général Berthier fut passionnément épris de M^" Visconti.
3. Yvart (J.-A.-V.), membre de l'Académie des sciences, professeur d'économie rurale à l'école d'Alfort. Il exploitait à Maisons-Alfort une ferme de 3 00 hectares.
4l8 CORRESPONDANCE
« M. Jouannin ' a reçu du ministre l'ordre de se tenir prêt à partir pour Vienne au premier instant. Il dîna hier ici avec son ami Guérard 2,
« J'ai eu une visite de M. de Gouves ?; c'est une nuance de caractère, de manière d'être, très extraordinaire que celle de cet ancien juge au Chàtelet, toujours gai, même dans l'indigence, toujours spirituel et drôle à sa manière. C'est un original très amusant, plein de talents aimables, poète, musicien, traducteur de plusieurs ouvrages anglais. Il passe ses étés dans la famille d'un ancien notaire de Paris qui a dans la commune une très belle maison de campagne... Sa probité, ses lumières, son expérience dans les affaires, un assez grand nombre de petits services qu'il a rendus au Roi de Hollande, lui ont mérité l'estime et la confiance de ce prince. Voilà ce qu'il m'a raconté du Bien qu'il fait dans cette partie de la vallée de Montmorency. L'Empereur lui a concédé cinq cents arpents de la forêt du même nom attenant à soa beau parc (créé par M. de Laborde)... Dans cette concession, le prince a fait élever un édifice massif de trente pieds de haut et de vingt en largeur sur tous les sens, qui contient les cendres de son père mort à Marseille et est destiné au repos des siens. Cette chapelle, ces tombeaux, ont été consacrés par l'évêque de Versailles...
« Il fait une pension annuelle aux cinq curés de son arrondissement, de 5oo francs chaque; 3, 000 francs aux cinq communes pour subvenir aux besoins de leurs indigents et au salaire des maîtres d'école; il a donné des ornements décents aux églises qui en manquaient et des cloches à celles qui les avaient perdues. Il a fixé dans cet heureux canton deux chirurgiens, à chacun desquels il donne tous les ans i,5oo francs.