‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 64 sur 330 · LE MARQUIS TURGOT · texte numérisé non relu

LE MARQUIS TURGOT

nouveau venu, fut le marquis Turgot qui avait eu l'occasion de le connaître par des relations de famille'. Naturaliste et agriculteur distingué, fort ami du progrès, M. Turgot encouragea Crèvecœur à publier un petit traité sur la culture des pommes de terre, qui est daté de Caen,le i^'' janvier 1782, et porte la signature Nonnanno-Amencanus. Fort intéressant et très bien fait, cet opuscule, paru deux ans avant le traité de Parmentier, contenait les instructions pratiques les plus minutieuses, fruit de l'expérience acquise par l'auteur en Amérique, et aussi de ses observations récentes en Irlande et en Angleterre-.

Nous pensons que c'est à ce moment que Crèvecœur devint membre de la Société d'agriculture de Caen-\ où le firent probablement admettre le

i . Étietitie^Fratiçois Turgot, marquis de Soumont, membre de l'Académie des sciences et l'un des fondateurs de la Société d'agriculture. Il avait été gouverneur de la Guyane. C'était le frère aîné du célèbre Turgot, mort au commencement de 1781. Une demoiselle Turgot, tante du marquis, avait épousé Michel- Jacques Blouetj écuyer, seigneur et patron de Cahagnolles, trésorier de France et général des finances de Caen, qui était l*oncle et le parrain de Crèvecœur.

3. M. Lair (Précis des travaux de la Société d'agriculture de Caen, Caen, 1827) cite Crèvecœur au nombre des premiers membres de lyGS. Ce ne peut être qu'une erreur. Il était

Page 1