‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 96 sur 330 · PECK · texte numérisé non relu

PECK

Il signalait aussi les bois de Cayenne comme pouvant être utilisés par l'industrie et proposait d'en faire venir des spécimens -par les navires américains qui portaient des farines dans notre colonie. Il venait du reste d'adresser au duc de La Rochefoucauld une caisse contenant trente-sept échantillons de différents bois américains \

Non content de favoriser l'introduction en France de ces bois comme matière première, il avait, pour mieux détruire les préjugés, obtenu du ministre l'autorisation de faire construire en Amérique, pour le compte du gouvernement français, un bâtiment qui devait servir à démontrer tout à la fois la bonté des matériaux et la supériorité des principes d'architecture navale adoptés aux États- Unis. On avait choisi à cet effet un des plus habiles constructeurs dupays, un nommé Peck, de Boston, dont les navires avaient une réputation bien établie de solidité et de vitesse. Ce bâtiment reçut le nom de Maréchal de Castries et fut lancé en 1786 -.

1. Il en est question dans l'ouvrage de Brissot et Clavière : De la France et des Etats-Unis, p. 2 5o.

2. Voir la note sur les paquebots. Dans une lettre intime que le baron de Breteuii écrivait à Crèvecœur, le i^r septembre 1784, on trouve ce passage : « Je suis bien aise que M. le maréchal de Castries vous ait chargé de faire construire un paquebot d'après les principes des constructions américaines,

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