‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 97 sur 330 · MORALISAT ION DU COMMERCE · texte numérisé non relu

MORALISAT ION DU COMMERCE

Crèvecœur avait voulu qu'il fût un spécimen complet de l'industrie américaine; aussi le gréement et la voilure avaient-ils été, sur sa demande, également commandés à Peck.

Bien d'autres questions importantes, en dehors des affaires du service courant, occupaient le consul de New-York. Ainsi il faisait tous ses efforts pour moraliser notre commerce, et c'était une tâche difficile. Déjà, pendant la guerre de l'Indépendance, des négociants français avaient inondé le marché américain de produits détestables : de tissus de la plus mauvaise qualité, d'outils grossiers et peu solides , de vins impossibles à boire. Aussi avait-on vu à cette époque, avec quelque scandale, un des commissaires américains, M. Laurens, venant de toucher deux millions du gouvernement français, en employer une partie à acheter des draps en Angleterre '. Les déplorables errements de ces marchands avides et

et je ne doute pas que la manière dont vous vous acquitterez de cette commission ne vous donne de nouveaux droits à la confiance que ce ministre met dans vos lumières et dans votre zèle pour le service. » M. de Létombe, consul à Boston [Mémoires sur les États-Unis, tome III, no 4, Archives des Affaires étrangères), dit que ce bâtiment « est considéré comme un chef-d'œuvre par tous les connaisseurs ».

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