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CHAPITRE ON ZIEME

Sommaire : Epiphanie, — Les Rois Mages,

et nous sommes venus l'ado

Les trois Rois Mages qui vinrent chercher l'Enfant- Dieu nouvellement né, étaient originaires de la Perse, de l'Arabie et de Saba, régions à l'est de la Palestine, David prophétisa Particulièrement leur venue, et avant lui, Balaam, quand ;l bénit par la volonté divine le peuple d'Israël, quoique Balac, roi des Moabites, l'eût appelé pour le maudire. Balaam dit, en le bénissant, qu'il verrait le Roi-Christ, mais non Pas alors; qu'il le considérerait, mais non de près, parce qu'il ne le vit Point par lui-même, mais par les mages ses descendants :

(1) Marr. C. I, 12.

et ce ue fut pas incontinent, mais plusieurs siècles après. Il dit ausei qu'une étoile sortirait de Jacob, parce qu'elle serait destinée à désigner Celui qui naissait pour régner éternellement en la maison de Jacob.

Ces trois Rois étaient fort versés dans les sciences naturelles, aussi bien que dans les Ecritures du peuple de Dieu, et c'est pour cela qu'ils furent appelés Mages. Par les notions qu'ils puisèrent dans les saintes Ecri. tures et dans leurs entretiens avec plusieurs Hébreux, ils parvinrent à une espèce de créance de la venue du Messie que ce peuple attendait. C'étaient en outre des hommes droits, amis de la vérité, fort observateurs de la justice dans le Bouvernement de leurs Etats, qui n'étaient pas aussi étendus que le sont les royaumes de notre temps ; ils les &ouvernaient donc facilement Par eux-mêmes, et y rendaient la justice comme des princes sages et vertueux, ce qui est l'office légitime d'un roi. C'est Pourquoi le Saint-Esprit dit que Dieu tient le cœur du roi dans ses mains divines pour le

conduire comme une .eau Courants selon sa sainte : volonté. Ils avaient l'âme noble, grande et généreuse, incapables de cette avarice et de cette cupidité qui rapetissent, dégradent et tyrannisent si tristement le cœur de certains princes. Et comme leurs Etats étaient voisins, ils se fréquentaient et se comm.

uoicraient les vertus morales qu'ils prati: uaicn?

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et les wicnnns qu'ils

VIE DE 8. JOSEPH — 119 Professaient, se faisant toujours part des choses impor- . Pantes qu'ils venaient à apprendre ou à connaitre. En ‘un mot, c'étaient des amis intimes, très fidèles dans leurs relations,

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