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TREMIE EN SO à L'IHAGULEE CONCEPTION | Coin RAGHEL & P'ODEAUX }
l'étoile s'arrêta ;. s'abaissant ensuite insensiblement, et. ' diminuant son volume matériel, elle pénétra par la. porte et se plaça sur la tête de l'Enfant-Jésus qu’ellecouvrit de ses rayons ; après quoi elle s'éclipsa pour sedissoudre dans les éléments dont elle avait été formée. Le Seigneur avait déjà annoncé l'arrivée des Mages. à notre auguste Souveraine ; et quand elle apprit qu'ils étaient près de la grotte, elle en prévint son saint. époux Joseph, non afin qu'il s'écartât, mais afin qu'ik se tint à son côté, comme il le fit. Ainsi quoique le- Texte sacré de l'Ecriture ne l'énonce pas, parce quec'est inutile pour l'exposition du mystère, non plus. qu'il n'énonce beaucoup d’autres choses que les Evangélistes ont passées sous silence, il n'en est pas moins. certain que saint Joseph était présent quand les Rois ado-. rèrent l'Enfant-Jésus. I] n'était pas nécessaire de prendre des précautions à cet égard ; cur les Mages étaient. déjà informés que la Mère du Nouveau-né était Vierge, que son très saint Fils était Dieu, et que saint Joseph n'était pas son véritable Père. Il est constant aussi que- . Dieu n'aurait pas appelé les Rois pour l’adorer sans les. avoir auparavant instruits d’une chose si essentielle, et. prémunis contre l'erreur qui leur aurait fait croire qu'il était Fils de Joseph et d'une mère qui n'eût pas été vierge. Ils venaient bien instruits de tout, et avec des sentiments Proportionnés à des mystères si sublimes.
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elle, ot ils demandèrent à Jui baiser la main, comme
on le pratiquait dans leurs royaumes envers les Reineë. La très prudente Souveraine retira la sienne, et leur présenta celle du Rédempteur du monde, en leur disant: « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit se réjouit en lui de ce qu'il vous a choisis et appelés d'entre toutes les nations pour voir et pour connaître le Verbe incarné ; c'est un bonheur que plusieurs rois et prophètes ont souhaité sans l'obtenir. Glorifions et louons son saint Nom pour les sublimes mystères et les grandes miséricordes dont il use envers son peuple ; baisons |: terre qu'il sanctifie par sa présence réelle. » Après is discours de l’auguste Marie, les trois Rois se prosternèrent et adorèrent de nouveau l'Enfant-Jésus ; ils reconnurent le grand bienfait qu'ils recevaient du Ciel qui leur faisait apparaître si heureusement le Soleil de justice pour dissiper leurs ténèbres. Ensuite ils s’adressèrent à saint Joseph, et le félicitérent du bonheur qu'il avait d’être l’Epoux de la Mère de Dieu, admirant avec une sorte de compassion que les plus grands mystères du ciel et de la terre fussent cachés sous une : si extrême pauvreté. Et après avoir passé ainsi trois heures, ils demandèrent à la Sainte Vierge la permission de se rendre en la ville pour y chercher un logement, la grotte étant trop petite pour pouvoir y rester. Ils étaient accompagnés de plusieurs personnes, mais il n’y eut. que les mages qui participassent aux effets de
VIE DE S. JOSEPH 123 mani la lumière et de la grâce. Les autres qui ne s'attachaient qu'à l'extérieur et à l'état pauvre et méprisable de la mère et de son époux, ne conaurent point le mystère ; ils furent seulement surpris de l'étrangeté du spectacle. Enfin les Rois prirent congé, et la très pure Marie et Joseph restèrent seuls avec l'Enfant, glorifiant par de nouveaux cantiques de louange la Majesté divine de ce que son saint Nom commençât à être connu et adoré des Nations.
Les trois Rois sortirent de la grotte où ils étaient entrés par le chemin le plus direct, pour aller reposer dans une des hôtelleries de la ville de Bethléem: et s'étant retirés tout seuls dans un appartement, ils passèrent la plus grande partie de la nuit à s’entretenir avec une abondance de soupirs et de larmes de ce qu'ils avaient vu, des effets qu'ils avaient ressentis, et de ce qu'ils avaient remarqué en l’Enfant-Dieu et en sa très sainte Mère. Dans ce pieux entretien ils s'enflammèrent davantage du divin amour, et ne cessaient d'admirer la majesté et la splendeur de l’Enfant- Jésus, la prudence, la gravité et la modestie incomparables de la divine Mère, la sainteté du bienheureux époux Joseph, leur extrême pauvreté, et la bassesse du lieu où le Seigneur du ciel et de la terre avait voulu naître. Ces Rois sentaient une céleste flamme embraser leurs cœurs, et, ne pouvant contenir leurs délicieux
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124 VIE DE 8, JOSEPH aan transports, ils exhalaient ensemble les doux sentiments ‘ de vénération et d'amour dont les pénétrait ce mystère.
Le jour suivant, ils retournèrent dès l'aube à la grotte de la Nativité pour offrir au Roi céleste les dons qu'ils avaient apportés. A peine arrivés, ils se prosternèrent devant lui et l'adorèrent avec une très profonde humilité, puis ouvrant leurs trésors, comme dit l'Evangile, ils lui présentèrent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Ils s'adressèrent à la bienheureuse Mère et la consultèrent sur plusieurs points qui regardaient les mystères de la foi, ieur conscience et le gouvernement de leurs Etats: car ils souhaitaient de s'informer de tout avant de partir, pour régler leur conduite suivant les principes de la plus grande perfection. L'auguste Marie les écouta avec beaucoup de condescendance, et lorsqu'ils lui proposaient quelque doute, elle demandait intérieurement à son adorable Fils ce qu'elle devait répondre et enseigner à ces nouveaux enfants de sa sainte Loi. Or elle résolut, comme Maîtresse et comme organe de la Sagesse divine, toutes leurs difficultés d'une manière si sublime, elle les instruisit et les sanctifis avec tant d’efficace, que, ravis et charmés de la science et de la douceur de notre aimable Souveraine, ils ne pouvaient s'en éloigner ; de sorte qu'il fallut qu'un Ange leur dit que c'était la volonté du Seig.eur qu'ils retournassent en leur pays. On ne doit pas être surpris de cela ;
VIE DE 5. JOSErH 125 SE — ———— à car ils furent, par les paroles de la sainte Vierge, éclairés du Saint-Esprit et remplis d'une science infuse sur tout ce qu'ils lui proposèrent et sur beaucoup d'autres matières.
Tout le reste de la vie de ces fortunés Rois répondit à leur divine vocation : car ils agirent en vrais disciples de la Maîtresse de la sainteté, gouvernant selon sa doctrine et leurs âmes et leurs sujets. Ils convertirent un grand nombre de personnes à la connaissance de Dieu et au chemin du salut par leurs bons exemples et par les preuves qu'is leur donnèrent de l'avènement du Sauveur du monde. De sorte qu'ils achevèrent leur course en toute sainteté et justice, remplis de jours et de mérites, et favorisés par la Mère de la miséricorde pendant leur vie et au moment de leur mort. Lorsque les rois furent partis, notre auguste Souveraine et son saint époux Joseph se mirent à chanter de nouvelles hymnes de louange pour remercier le Très-Haut des merveilles qu'il venait d'opérer. Ils les confrontaient avec les saintes Ecritures et avec les prophéties des Patriarches et ils voyaient avec une joie inexprimable que leurs prédictions commençaient à s'accomplir en l'Enfant-Jésus. Mais la très prudente Mère, qui pénétrait profondément ces sublimes mystères, les conservait dans son cœur et les repassait souvent dans son esprit. Les Anges qui assistèrent à toutes ces merveilles, félicitèrent leur R ine
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incarnée pour la glorifier des miséricordes
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qu'elle opérait en faveur des hommes.
de ce que son très saint Fils était connu et adoré des | hommes et chantèrent de 10uveaux cantiques à la
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