CHAPITRE DOUZIEME
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Sommaire : Purification. — Prélude, — Récit évangélique, — La Prophétie. — Souvenirs bibliques. — Traditions et Pieuses Légendes.
« Après que les jours de la purification de Marie furent accomplis selon la Loi de Moïse, ils portèrent L'Enfunt-Jésus à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, comme il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout enfant mâle, nouveau-né, sera appelé consacré au Seigneur ; et pour offrir l’hostie selon ce qui est dit dans la loi du Seigneur, une couple de Tourterelles ou deux petits de colombes (1). »
Le Père éternel n'avait pas seulc » -+ «ur la très sainte humanité de Jésus-Christ le droit que la créat'on lui donne sur toutes les autres créatures, mais elle : lui appartenait aussi d’une manière toute spéciale, en vertu de l'union hypostatique avec la personne du Verbe,
(1) Luc, C. II, 22.24,
128 “VIE DE S. JOSEPH EEE —————— qui était engendrée de sa propre substance comme Fils unique et véritable Dieu de Dieu véritable. Néanmotus le Père détermina que son Fils lui serait présenté dans le Temple, tant à cause du mystère que cette cérémonie renfermait, que pour l’accomplissement de sa sainte Loi, dont Notre-Seigneur Jésus-Christ était la fin. C'est pourquoi il fut prescrit aux Juifs de consacrer tous leurs premiers-nés, dans la perpétuelle attente de Celui qui le devait être du Père éternel (1) et de sa très sainte Mère. En cela le Tout-Puissant se comporta, pour ainsi dire, comme les hommes, qui sont bien aises qu'on les entretienne souvent de ce qu'ils aiment, et qu'on leur redise plusieurs fois ce qui leur agrée: le Père connaissait tout, savait tout par son infinie sagesse, et néanmoins, il se plaisait en l’offrande du Verbe incarné, qui lui appartenait à tant de titres.
La Mère de la vie connaissait cette volonté du Père éternel, qui était celle de son très saint Fils en tant que Dieu, et animait également l'humanité du même Seigneur, dont elle voyait que l'âme et les opérations étaient absolument conformes à la volonté du Père. Notre auguste Souveraine, ainsi éclairée, passa en des entretiens tout divins la nuit qui suivit son arrivée à «Jérusalem et précéda la Présentation.
(1) Hesr., OC. I, 6. .
Le jour étant arrivé où le Soleil de justice devait Paraître au monde dans les bras l'auguste Souveraine prépara 1 Loi, accommoda l'Enfant-Jésus tit, avec son saint époux avaient été reçus, Pour se rendre au Temple.
La bienheureuse Mère ressentit en arrivant à la porte du Temple de nouveaux et sublimes effets intérieurs de la dévotion la plus vive; et continuant e: s'avancer jusqu'au lieu où les autres femmes s'arrétaient, elle se mit à genoux et adora le Seigneur en esprit et en vérité dans son saint Temple ; puis elle s'offrit à Ja Majesté suprême, 1vec son Fils dans ses bras. Aussitôt la très sainte Trinité se manifesta à elle par une vision intellectuelle, et il en sortit une voix du Père qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je me plais uni- Juement ; cette voix ne fut entendue que de l'auguste Marie. Le plus fortuné des hommes, saint Joseph, sentit * €n même temps une nouvelle et douce impulsion du Saint-Esprit, qui le remplit de joie et de lumière divine.
« 11y avait alors à Jérusalem un homme appelé Si méon et cet homme juste et craignant Dieu attendair la consolation d'Israël et l'Esprit-Saint était en lui. Kt il avait été averti par lEsprit-Saint ail ne verrait point la mort qu'auparavant il n’eût vu le Christ du Seigneur. Conduit par l'Esprit, il vint dans Je Temple.
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