‹ Saint Joseph, sa vie -son culte [microforme]Chapitre 79 sur 87 · L'IMAGE DE LA SAINTE FAMILLE · texte numérisé non relu

L'IMAGE DE LA SAINTE FAMILLE

O très aimant Jésus, qui, par vos vertus ineffables et les exemples de votre vie domestique, avez sanctifié ]n famille de votre choix sur cette terre, regardez avec clémence votre famille qui, prosternée à vos pieds, vous supplie de lui être propice. Souvenez-vous que cette famille vous appartient, Parce que nous l'avons offerteet consacrée. Couvrez-la.d’une bienveillante protection, arrachez-la aux périls, secourez-la dans ses nécessités, accordez-lui un secours abondant, afin qu'elle persévère toujours dans l’imitation de votre sainte Famille et que, fidèlement attachée, durant cette vie mortelle, à votre * service et à votre amour, elle puisse enfin vous rendre d'éternelles louanges dans le ciel.

O Marie, très douce Mère, nous recourons à votre intercession, assurés que votre Divin Fils exaucera vos prières.

Et vous aussi, glorieux Patriarche saint Joseph, secourez-nous par vetre puissant patronage et confiez nos vœux ..« mains de Marie, afin qu'elle les présente à Jésus-Christ,

(Indulgence de 300 jours pouvant être gagnée une fois chaque jour, par ceux qui se consacrent à la sainte Famille; selon la formule précédente, publiée par la Sacrée Con-

grégation des Rites).

Léox XIII, Pape.

Jésus, Marie, Joseph, éclairez-nous, secourez-nouUs, sauvez-nous. (Indulgence de 200 jours pouvant être gagnée

une fois ue jour.

us. Léon XIII, Pape.

LITURGIE FÊTE DE SAINT JOSEPH-—]9 MARS «Au sein des tristesses du carême, une nouvelle

joie nous arrive. Hier, c'était le radieux Archange qui déployait devant nous ses ailes; aujourd’hui, c'est

384 VIE DE 8. JOSEPH ES Joseph, l'Epoux de Marie, le Père nourricier du Fils de Dieu, qui vient nous consoler par sa chère présence, Dans peu de jours, l'auguste mystère de l’Incarnation va s'offrir à nos adorations : qui pouvait mieux nous inviter à ses splendeurs, après l'Ange de l’Annonciation, que l'homme qui fut à la fois le confident et le gardien fidèle du plus sublime de tous les secrets ? Le Fils de Dieu descendant sur la terre pour revêtir l'humanité, il ; i fallait une Mère; cette Mère ne pouvait être que la plus pure des Vierges, et la maternité divine ne devait altérer en rien son incomparable virginité. Jusqu'à ce que le Fils de Marie fût reconnu pour le Fils de Dieu, l'honneur de sa Mère demandait un Protecteur, un homme devait done être appelé à l'ineffable gloire d'Epoux de Marie. Cet heureux mortel, le plus chaste des hommes, fut Joseph. Le ciel le désigna comme seul digne d’un tel trésor, lorsque la verge qu'il tenait dans le temple poussa tout à coup une fleur, comme pour donner un accomplissement sensible à l’oracle prophétique d'Isaïe : « Une branche sortira de la tige de Jessé, et une fleur s’élèvera de cette branche. » Les riches prétendants de la main de Marie furent écartés; et Joseph scella avec la fille de David une alliance qui dépassait en amour et en pureté tout ce que les Anges ont jamais connu dans le ciel. Ce ne fut pas la seule gloire de Joseph, d'avoir été

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Saints, les hommes appelaient Jésus fils de Joseph, fils du charpentier ; Marie, dans le temple, en présence des Docteurs de la Loi, que le divin Enfant venait de surprendre par la sagesse dé ses réponses eb de ses questions, Marie adressait ainsi la parole à son fils: « Votre Père et moi nous vous cherchions remplis d'inquiétude :» et le saint Evangile ajoute que Jésus Leur était soumis, qu'il était soumis à Joseph, comme il l'était à Marie. Qui pourrait concevoir et raconter dignement les sentiments qui remplirent le cœur de cet homme : que l'Évangile nous dépeint d'un seul mot, en l'appelant homme justet

Une affection conjugale qui avait pour objet la plus sainte et ls plus parfaite des créatures de Dieu ; l'avertissement céleste donné par l’Ange qui révéla à cet heureux mortel que son Epouse portait en elle le fruit du salut et qui l'associa comme témoin uni: que sur la terre à l'œuvre divine de l'Incarnation : les joies de Bethléem, lorsqu'il assista à la nsissance de l'Enf nt, honora la Vierge-Mère et entendit les Concerts angéliques ; losqu'il vit arriver près du nouveau-né d'humbles et simples ‘hergers, suivie bientôt des Mages opulents de l'Orient :. les ‘alarmes qui

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vinrent si promptement interrompre tant de borheur, quand, au milieu de la nuit, il lui fallut fuir en Egypte avec l'Enfant et la Mère: les rigueurr de cet exil, la pauvreté, le dénûment auxquels furent en proie le Dieu caché dont il était le nourricier, et. l'épouse virginale dont il comprenait de plus en plus la dignité sublime; le retour à Nazareth, la. vie humble et laborieuse qu'il mens dans cette ville où. tant de fois ses yeux sttendris contemplèrent le Créateur du monde partageant avec lui un travail grossier ; enfin, les délices de cette existence sans égale, au sin de la pauvre maison qu'embellissait la présence de la Reine des Anges, que sanctifiait la majesté du Fils éternel de Dieu ; tous deux déférant à Joseph l’honneur de chef de cette famille qui réunissait autour de lui per les liens les plus chers le Verbe incréé, Sagesse du Père, et ls Vierge, chef-d'œuvre incomparable de la puissance et de la sainteté de Dieu. Non, jamais sucun homme, en ce monde, ne pourra jamais pénétrer toutes les grandeurs de Joseph. Pour les comprendre, il faudrait embrasser toute l'étendue du mystère avec lequel ss mission ici-bes le . tit en rapport, comme un nécessaire instrument, Ne nous étonnons donc pas que ce Père nourricierdu Fils de Dieu ait été figuré dans l’ancienne alliance et sous les traits d’un des plus augustes Patriarches

__ œuvres allaient rendre tém

VIE DE 8, JOSEPH 887 er mere du peuple choisi, Soiht Bernard a rendu admirablement ce rapport merveilleux : + Le premier Joseph, dit-il, vendu par ses frères ot en cela figure du Christ,

son maître, respecta l'épouse de celui-ci, le second, non moins chaste, fut le gardien de sa Souveraine, de la Mhe de son Seigneur, et le témoin de sa virginité. Au premier fut dornée l'intelligence des secrets révélés par les songes ; le second reçut la confidence des mystères du ciel même.

Le premier : serva les récoltes du froment, non pour lai-même, m : pour le peuple : le second reçut en sa garde le Yain vivant descéndu du ciel, pour luimême et pour le monde entier. »

Une vie si pleine de merveilles ne pouvait se ter. miner que par une mort digne d'elle. Le moment. arrivait où Jésus devait sortir de l'obscurité de Nasa. reth et se manifester au monde. Désormais ses

de Père ; son dernier soupir fut reçu par ls plus pure des vierges, qu'il avait eu le droit de nommer son Epouse. Ce fut au nilieu de leurs soins et de leurs caresses que Joseph s'endormit d'un sommeil de paix. Mointenent, l'Epoux de Marie, le Père nourricier de Jésus, règne au ciel avec une gloire inférieure sans doute à celle de Marie, mais décoré de

tives, auxquelles n'est admis aucun des habitants de ce séjour de bonheur.

Cest de 1à qu'il répand eur œux qui l'invoquent une protection puissante. Dans quelques semaines, la œinte Eglise nous révèlera toute l'étendue de cette

le Patronage de Joseph; mais désormais la sainte

Marie. Le huit décembre 1870, Pie IX, au milieu de la tempête qui jusqu'à cette heure mugit encore, s'est levé eur la nacelle apostolique et a proclamé à ls face de la vile ot du monde, le sublime Patriarche Joseph comme devant être honoré du titre auguste de Patron de l'Eglise universelle. Bénis soient l'année et Je jour d'un tel décret, qui apparaît comme un arc-en-ciel sur les sombres nuages de l'heure présente ! Grâces

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