‹ Saint JustinChapitre 28 sur 62 · DEUXIÈME PARTIE. — CH. II. — THÉORIE DU LOGOS · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CH. II. — THÉORIE DU LOGOS

grande et plus divine, et, seuls, nous apportons des démonstrations (1). » à

C'était répondre d’avance à Celse et aux philosophes païens qui accusaient les chrétiens d’asservir la raison, et de n’exiger de leurs disciples qu’un acte passif d’adhésion. Un peu plus tard, Athénagore, animé du même esprit que saint Justin, répondait à cette même accusation en composant un traité purement philosophique sur le dogme chrétien de la résurrection des morts, contre lequel la polémique païenne n’avait pas assez de railleries. Ici, cependant, de quelle espèce de démonstration saint Justin veut-il parler? C’est moins, à ce qu’il nous semble, de celle qui consiste dans le développement d’arguments fortement enchaînés, — car le Christ est, comme les prophètes, audessus de toute démonstration (2), étant l’incarnation vivante de la vérité, — que de celle qui a manqué à tous les systèmes de philosophie profane, et qui consiste dans l’action directe et efficace de la doctrine sur la vie.

(1) Ounics τινὰ τοῖς παρ᾽ ὑμῖν τιμωμένοις ποιηταῖς χαὶ φιλοσήφοις λέγομεν, ἔνια δὲ χαὶ μειζύνως χαὶ θειοτέρως, χαὶ μόνοι μετ᾽ ἀποδείξεως. (Apol. I, 8 20, p. 52.)

(2) Ανωτέρω πάσης ἀποδείξεως. (Dial. avec Tryph., ὃ 7, p. 30.)

RAPPORTS ET ANALOGIES DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE ET DU PAGANISME D'APRÈS SAINT JUSTIN.

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