IV AVANT-PROPOS
ouvrière d'erreurs, et toute philosophie comme une inspiration de l'esprit mauvais. L'Église d'Orient, bien moins exclusive, est en même temps plus tolérante pour la science humaine. Les Pères et les docteurs du [16 siècle ne pensent pas abaisser le christianisme en l'appelant une philosophie nouvelle. Aussi est-ce en Orient que l’Église ἃ le plus de vitalité et se développe avec le plus d’énergie. C’est là que les enseignements du maître et des apôtres sont, dès le commencement, interprétés avec le plus de liberté et de hardiesse; c’est là aussi que les premières hérésies apparaissent. Ménandre, Cérinthe, Carpocrate, Saturnm, Basilide, Marcion, toutes les sectes du gnosticisme, qui essaient d’absorber la religion nouvelle et constituent pour elle un danger plus sérieux que les édits des empereurs et les violences de la persécution, sont le produit naturel du mouvement philosophique qui ἃ son foyer en
Orient.
Notre dessem n’est pas de nous engager dans la longue et ténébreuse polémique que suscita au Ie siècle l’apparition des sectes gnostiques. Nous
voulons uniquement étudier dans le premier apolo-