‹ Saint JustinChapitre 6 sur 34 · H VIK DK SAI^T JI'STI · texte numérisé non relu

H VIK DK SAI^T JI'STI

la |»Iiilo.sn[ihir» aricicriiKi un ub.stacl».- et un moyen : vjt qui fonnail (liez ceux-ci un motif (Je se laisser gaj:ner par la rcii^j^ion clirélienne devenait pour ccux-lù une raison (Ut s'opposer h elle, suivant que les uns et les autres s'attachaient de préférence à ce qu'il y avait de vrai ou de faux dans les divers systi^mes. Cette variété d'inlluences explique comment les Pèies ont pu juger différemment le rôle de la philosopliic païeuFie par rapport h rfivangile, en l'envisageant ici comme un rôle d'auxiliaire, là comme un rôle d'ennemie. En réalité, l'une et Tautre appréciation repose sur un égal fondement. Ainsi, tandis que saint ïrénéc voit dans la philosophie ancienne la source de toutes les hérésies, Clément d'Alexandrie la proclame le vestibule du christianisme. D'ai)rès les motifs que je viens d'énoncer, cette contmdiction n'est qu'apparente, comme nous le verrons d'.'n'Ilriirs dans la suite de nos études.

Mais si, par leur côté positif, les systèmes philosophique.^ de l'antiquité pouvaient être un obstacle non moins qu'une préparation à l'Évangile, leur résultat négatif y conduisait plus directement. Ce résultat, ce sont les mécomptes qu'y trouvaient les esprits sincères et la déception qui les rejetait vers la révélation chrétienne. Après avoir erré d'école en école, ballottés par le vent de mille opinions contraires, ils se trouvaient aussi peu avancés qu'au début. Nous venons de suivre saint Justin dans celte odyssée philosophique; nous ne sommes pas encore au bout de ce long voyage entrepris pour la recherche de la vérité. Avant d'arriver au port, nous le verrons toucher à un dernier rivage pour s'arrêter un instant devant la grande figure de Platon.

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