‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 130 sur 257 · Justin, ApoL, II, 5. Cf. I · texte numérisé non relu

Justin, ApoL, II, 5. Cf. I

nous aimons s.i bonté et nous craignons sa co- ]ère, tandis que vous, vous méprisez l'une et l'autre. D'où il suit que tous les malheurs, s'il en ,arrive, sont pour nous une leçon et pour vous un châtiment (1). »

La conclusion pratique de cette théologie, c'est que au Dieu spirituel convient un culte spirituel; et par là les Apologistes protestent une fois de plus contre le formalisme des cultes païens.

« Nous savons que Dieu n'a pas besoin des offrandes matérielles des hommes, puisque nous voyons qu'il donne tout; mais nous avons appris, nous affirmons et nous croyons qu'il agrée ceux qui imitent ses perfections : sa sagesse, sa justice, sa miséricorde, enfin tous les attributs de ce Dieu qu'aucun nom créé ne peut nommer (2)... Nous disons donc, comme nous l'avons appris, qu'il n'a besoin ni de sang, ni de libations, ni d'encens, et nous le louons selon notre pouvoir par des hymnes de prière et d'actions de grâces dans tout ce que nous offrons. Car nous savons que la seule manière de l'honorer dignement, ce n'est pas de consumer par le feu les choses qu'il a faites pour notre subsistance, mais d'en user pour nous et pour les pauvres, et de nous montrer reconnaissants envers lui par des hommages et des chants, pour la vie qu'il nous a domiée, pour la santé qu'il nous conserve, pour

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