‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 178 sur 257 · Ibid.. 23 et 46. Cf. 58 et II · texte numérisé non relu

Ibid.. 23 et 46. Cf. 58 et II

même Verbe, revêtu d'une forme sensible et appelé Jésus- -Christ (1)... La première puissance après Dieu, le père et le maître de toutes choses, c'est son Fils, le Verbe, qui s'étant fait chair est devenu homme (2). »

Il s'agit donc d'une Incarnation, et Justin en explique aussitôt le mode. C'est une opération surnaturelle du Verbe, sans commerce impur d'aucune sorte, qui fit concevoir et enfanter la Vierge.

« Voici que la Vierge sera enceinte », c'est-àdire que la vierge concevra sans commerce humain; car si ce commerce avait eu lieu avec quelqu'un, elle ne serait plus vierge. Mais la vertu de Dieu descendant sur la vierge l'a couverte de son ombre et Ta fait concevoir tout en restant vierge... Voilà ce que nous avons appris de ceux qui ont raconté la vie de notre Sauveur Jésus-Christ, et nous les croyons... Quant à l'esprit et à la vertu de Dieu, on ne peut entendre autre chose que le Verbe, qui est le premier-né de Dieu... C'est lui qui, descendant sur la vierge et la couvrant de son ombre, la fit concevoir, non par le commerce charnel, mais par puissance (3). »

Le Christ est donc d'une nature céleste et diAnue. Aussi Justin réprouve-t-il énergiquement les chrétiens qui ne veulent voir en lui (pi'un homme.

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