‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 204 sur 257 · LA VALKUR DU JUDAÏSME · texte numérisé non relu

LA VALKUR DU JUDAÏSME

mater l'orgueil des Juifs; sa valeur démonstrative est des pins contestables et l'arguiiicntation de Justin est vraiment trop factice ])Our exciter autre chose dans l'esprit (lu lecteur moderne (ju'un intérêt de cuiiosilé.

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Outre ce rôle pédagogique, saint Justin reconnaît aussi à la loi nne valeur symbolique et figurative: ses institutions imparfaites représentent les réalités supérieures de la foi chrétienne. Justin nous a déjà montré le baptême signifié par les ablutions légales : voici maintenant d'autres figures.

« L'agneau pascal que Dieu vous ordonne d'immoler était une figure typique du Christ, dont le sang, par la vertu de la foi, teint les maisons de ceux qui croient en lui, c'est-à-dire eux-mêmes. Ce corps, en effet, que Dieu a formé en Adam, est devenu la maison de l'âme insufflée par Dieu... Et d'ailleurs le précepte relatif à l'agneau pascal était provisoire : voici comment je le démontre. Dieu ne permet pas d'immoler cet agneau ailleurs que dans le lieu où son nom a été invoqué. Or, il sait que des jours viendront, après la passion du Christ, où Jérusalem sera livrée à vos ennemis et où cesseront toutes vos offrandes. De plus, cet agneau qu'il vous est enjoint de faire rôtir tout entier était le symbole du supplice de la croix que le Christ devait souffrir. En effet, pour être rôti, l'agneau est disposé en forme de croix : on le transperce d'une broche droite à partir des extrémités du corps jusqu'à la tête, puis d'une

autre encore le long des épaules, à laquelle on attache les pattes de l'animal. »

La cérémonie du bouc émissaire est également symbolique du Christ.

« Ces deux boucs semblables que la Loi vous ordonnait d'offrir au jour du grand jeûne, et dont l'un était chassé comme émissaire, l'autre offert en sacrifice, étaient la figure des deux avènements du Christ : l'un où vos anciens et vos prêtres l'ont traité cormne le bouc émissaire, en posant les mains sur lui et le mettant à mort ; l'autre dans lequel vous devrez reconnaître dans cette même ville de Jérusalem celui que vous avez couvert d'opprobres, et qui était la victime offerte pour tous les pécheurs qui veulent faire pénitence et qui pratiquent le jeûne dont parle Isaïe — ce jeûno qui consiste à rompre les liens des contrats injustes et autres choses qu'il énumère (lvii, 1-11) — ainsi que le font les fidèles disciples de Jésus, D'ailleurs cette oblation des deux boucs qui vous est prescrite pour le jour du grand jeûne, vous savez bien bien que vous ne pouvez la faire qu'à Jérusalem (1). »

Dans les oblations de farine, Justin trouve une image dû sacrifice eucharistique. Il est encore plus frappé du symbolisme de la circoncision, et de ce fait remarquable qu'elle doit se donner le huitième jour.

« Cette loi de la circoncision qui ordonne de

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