‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 228 sur 257 · Dialog · texte numérisé non relu

Dialog

Au fond, ce qui fait l'hérésie, c'est l'indépendance, tandis que le devoir du croyant est une humble et entière soumission à la parole de Dieu.

« Je n'ai pas l'intention de suivre les hommes et les doctrines humaines de préférence à Dieu et aux enseignements qui nous viennent de lui (1)... Car ce n'est pas à des enseignements humains que le Christ nous a ordonné de croire, mais aux oracles des Prophètes et à ses propres prédications (2). »

Ainsi donc, pour Justin, toute altération de la doctrine du Christ est un crime, et, inversement, tout ce que les philosophes ont dit de bon est déjà chrétien. Si l'on rapproche ces deux termes extrêmes de sa lîensée, on conviendra qu'il était difficile de souligner plus qu'il ne l'a fait l'autorité supérieure et absolue de la foi. Justin est, dans le plein sens du mot, \ui dogmatiste et un croyant, convaincu que le Christ a donné à ses fidèles la complète et totale vérité vainement cherchée par l'intelligence — incomparable trésor que ceux-ci ont le devoir de conserver intact et de communiquer ensuite au monde.

Avec la vérité, le peuple de Dieu possède aussi ce qui en est la conséquence normale : la sainteté. La rumeur publique accusait les chrétiens de toutes sortes d'ignominies. Pour y répondre, nous avons vu que les Apologistes font appel, comme à un fait patent^

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