LE CHRISTIANISME ET LA PHILOSOPHIE
Jamais le Christianisme ne s'est contenté de revendiquer son innocence et de solliciter la tolérance du i)ouvoir. Une attitude purement défensive, dût ce plaidoyer pro domo aboutir à une sorte de nonlieu, ne saurait satisfaire son iunbition. Car il aspire à exercer une action positive et conquérante sur les âmes; il se présente à l'homme comme le terme secret de ses aspirations et comme le correctif de ses trop longues erreurs. Dès lors, il lui faut prendre position à l'égard du travail antérieur de l'esprit humain, c'est-à-dire à l'égai-d de la philosophie.
Ce devoir s'imposait tout particulièrement aux chrétiens dw second siècle. A cette époque, en effet, non seulement la philosophie était universellement répandue dans les classes supérieures de la société; mais elle avait à la cour impériale, autour des derniers Antonins et surtout de Marc-Aurèle, un rang pour ainsi dire officiel. En même temps qu'une force intellectuelle, elle était devenue une puissance politique : le Christianisme avait donc à compter doublement avec elle. Personnellement, d'ailleurs, la plupart des Apologistes étaient des philosophes. C'était donc tout d'abord pour eux-mêmes et dans leur propre intelligence qu'un rapport devait s'établir entre la la foi nouvelle et l'ancienne philosophie, rapport qu'ils tâcheraient ensuite de réaliser dans l'esprit de leurs contemporains. De fait, l'on trouve chez eux un spécimen des diverses attitudes prises à l'égard de la pensée profane par l'Eglise du second siècle et l'on peut même dire par lEglise de tous les temps.
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commLde V-^'i^- '''^ "°"^ ^°^^^^"^^ '' ^ 'o" Recommande Oui, bienheureux sont en vérité ceux m>i ajyliquen leur esprit à la philosophi? 1) TnZ fesse la plus haute estime pour les vrais nhilLt^^r
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tnqiie) a la lumière de la raison et de la vérité essaya d éclairer les hommes et de les arrache^ aux démons; mais les démons, par l'organe des méchants, le firent condamner comme athée eî unpie sous prétexte qu'il introduisait des vérités nouvelles. Ils en usent de même envers nous Uh^^l^^f ^cf' '^^^^"lent clioz les Grecs et par la bouche de Socrate que ces choses ont été dites par le Verbe; mais chez les barbares aussi, par U même Verbe, revêtu d'une forme sensible, devenu liomme et appelé Jésus-Christ (2)... Nous avons