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La note sévère est plus accentuée chez Théophile. A propos des peines éternelles, il dit qu' « elles ont été prédites par les prophètes, et que les poètes et les philosophes, venus plus tard, les ont volées à la sainte Ecriture pour donner du crédit à leur enseignement (1) ». Il dit de même à propos du récit biblique de la création.
« Beaucoup d'écrivains l'ont imité, crui ont voulu raconter aussi nos origines. Ils y trouvent des secours pour expliquer la création du monde ou la nature de l'homme ; mais ils n'ont pas rencontré une étincelle quelconque de vérité. Les récits des philosophes, des historiens et des poètes paraissent dignes de foi à cause des ornements du style; mais le fond en est vide et insensé : on le voit parce que les bagatelles y abondent et qu'on n'y trouve pas même une parcèlle de vérité. Car s'ils ont dit quelque chose de vrai, il y a toujours mélange d'erreur. Et de jiiêmie qu'un poison mortel, si on le mêle à du miel, à du vin ou à toute autrei chose, rend le tout dangereux et inutile, ainsi l'abondance de leurs discours n'est qu'un vain travail qui nuit d'autant plus à ceux qui les écoutent (2). »
Une seule fois, Théophile écrit qu'il importe peu de savoir si les auteurs païens sont antérieurs ou postérieurs aux Prophètes, puisque, bon gré mal gré, la doctrine qu'ils enseignent est la même (3). Mais le