‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 79 sur 257 · I.E CliniSTIANISME ET LA PHILOSOPIIIK · texte numérisé non relu

I.E CliniSTIANISME ET LA PHILOSOPIIIK

plus souvent il se plail. à étaler les erreurs et les contradictions di's philosophes. C'esl ainsi qu'il relève, à côté des théogonies absurdes d'Homère et d'Hésiode, rinconséqiience du système {)latonicien de la matière éternelle, les divergences des auteurs sur l'existouce et la nature de Dieu ou sur la Providence (1).

« Us étaient tous passionnés de vaine gloire, ce qui fait qu'ils n'ont pas connu la vérité et n'ont pas excité les autres à la connaître. Ce qu'ils ont dit se tourne contre eux ; car ils ont professé des systèmes contradictoires et la plupart ont détruit lours propres enseignements. Ils ne se sont pas contentés, en effet, de se réfuter les uns les autres; quelques-uns ont ruiné leur propre doctrine. D'où il résulte que leur gloire a fini en déshonneur et en folie; car tous les homnies réfléchis les condamnent. Ils ont parlé dos dieux, et plus tard ils ont enseigné l'athéisme; de la formation du monde, et ensuite ils ont soutenu l'origine spontanée de toutes choses. Bien plus, tout en parlant de la Providence, ils ont professé que le monde marche au hasard; en essayant de prêcher la vertu, ils ont enseigné l'incontinence, le viol et l'adultère; ils ont introduit des crimes innommables. Leurs dieux sont les premiers à donner l'exemple de la débauche et de l'orgie (2). »

Théophile termine en prouvant par l'histoire, comme Tatien, l'antériorité de Moïse et des Prophètes Bur tous les écrivains grecs.

1. Ibid., II. 3-4 et 8. Ailleurs il s'attaque à la morale des philosophes, à qui il reproche d'avoir permis l'anthropophagie et justifié les pires débauches. Jbid., lU. 5-6.

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