TT
UOI399S «1
8‘ar del oiee 9 AXA ne LAC 9e Mist È onde rot T0 68 8c8°c Y'IT ne 8‘ol GS CT9'& g°Le 0c6 ee &‘OI zcc e ne É yc0'G el oHou 20e Hi ee no sou [OL “OI
‘XAVLOT,
pe °° ‘0067 ..c06r D ee p06r de QT "1061
SEHNNV
Comme on voit, le nombre des entrées à l’infirmerie est assez faible, pour la premièré section, puisqu'il n'excède pas 13 /, de l'effectif. Au point de vue de la nature des maladies, elles sont des plus variées. La tuberculose a une fréquence moyenne et, le plus souvent, les femmes qui en sont atteintes arrivent déjà malades à Saint-Lazare. Les affections des voies respiratoires sont assez nombreuses. Les maladies du cœur le sont peu. Les troubles gastro-intestinaux se rencontrent plus fréquemment : chez les enfants, notamment, la gastro-entérite, à tous ses degrés, est très répandue; elle est due à ce fait qu’il est à peu près impossible d'arriver à ce que les femmes règlent convenablement les tétées de leurs nourrissons; elles ne sont pas surveillées avec une rigueur suffisante, surtout la nuit, et dès que l’enfant crie elles lui donnent le sein. Les affections du foie, la cirrhose avec ascite s’observent quelquefois ; d’ailleurs on retrouve souvent des antécédents d’alcoolisme chez les détenues. Les maladies des reins, Palbuminurie et les diverses variétés de néphrites se rencontrent également assez fréquemment; beaucoup sont dues aussi aux mêmes causes. Les maladies vénériennes, syphilis et blennorragie, sont très répandues même à la première section. Les maladies nerveuses ne sont pas très nombreuses; pourtant on peut observer quelques cas d’hystérie et d’épilepsie et même d’aliénation mentale ; les cas de parasyphilis, tabes et paralysie générale y sont presque inconnus. Par contre, la morphinomanie y est fréquente. Les épidémies sont rares à Saint-Lazare : on y observe peu de fièvres éruptives; quant à la fièvre typhoïde, elle se montre parfois à l’état de cas isolés, mais il est exceptionnel
ID es
que l’on ait à soigner des épidémies de dothiénentérie. ù
Au point de vue chirurgical, ce que l’on observe le plus souvent, ce sont les affections gynécologiques, métrite, salpingite qui sont très répandues ; la plupart ont une origine nettement gonococcique. Les affections abdominales, l’appendicite y sont plus fréquentes. Les abcès, phlegmons, furoncles et anthrax se rencontrent en assez grand nombre. Les fractures et luxations, les grands traumatismes s’observent peu, ce qui s’explique aisément, étant donné que les détenues sont occupées à un travail sédentaire et peu pénible.
Pour ce qui est de l’obstétrique, les cas de dystocie sont très exceptionnels ; le plus souvent les accouchements se font naturellement et nécessitent rarement l'emploi du forceps ou de la version. De même les complications du post partum, hémorragies et infection puerpérale se montrent peu. La morbidité est donc, en résumé, assez peu considérable à la première section.
À la deuxième section, les entrées à l’infirmerie sont beaucoup plus nombreuses. Les médecins du dispensaire de salubrité de la préfecture de police envoient à l’infirmerie spéciale les prostituées chez lesquelles ils reconnaissent l’une des affections suivantes :
1° Syphilis, pendant les périodes où il y a des poussées contagieuses ;
2 Uréthrite ;
3° Bartholinite ;
4 Chancres mous ;
ÿ Gale. Phtiriase abondante ;
6e Végétations vulvaires et anales ;
7° Toute ulcération suspecte, siégeant aux organes
AR je
génitaux externes ou l’anus, dans le vagin ou sur le col (1) ;
8° Métrite avec écoulement abondant ou avec ulcération du col (2).
Aiïnsi qu’on peut le voir sur notre tableau, la proportion de femmes en cartes envoyées annuellement à linfirmerie n’est pas énorme et ne dépasse pas 9 °/.. Cela tient à ce que le plus grand nombre d’entre elles observent une bonne hygiène des organes génitaux et d'autre part qu’elles continuent à se soigner à leur sortie. Beaucoup viennent au dispensaire Toussaint-Barthélemy ou aux consultations des hôpitaux spéciaux pour y recevoir régulièrement des séries de piqûres. Elles sont moins dangereuses que les insoumises. Cellesei qui ne sont envoyées à l’infirmerie que, lorsqu’arrêtées par les agents des mœurs, elles ont été reconnues malades, figurent pourtant pour un chiffre supérieur aux filles soumises dans la population de l’infirmerie. Chez elles, on rencontre fréquemment la coexistence d'accidents infectieux avec les plaques muqueuses, ce qui augmente la gravité et l’étendue de ces dernières
1. Parmi les ulcérations ainsi envoyées à Saint-Lazare, beaucoup ne sont pas vénériennes et ont une origine banale ; mais le nombre des femmes à visiter est tel que les médecins du dispensaire n’ont pas le temps de faire un diagnostic précis dans les cas embarrassants ; l’habitude est donc d’envoyer à l’infirmerie toute fille chez laquelle l'intégrité des organes génitaux externes n’est pas absolue.
2. Pour ce qui est de la métrite, étant donné que la presque totalité des prostituées en est atteinte à des degrés divers, on conçoit qu’il serait impossible de les retenir toutes à la visite d'autant plus que, dans les cas très anciens, comme ceux-ci, l'écoulement ne contient plus de gonocoques.
Lo tee
et en fait des lésions extrêmement rebelles ; cela est dû, d’abord à ce que beaucoup ignorent qu’elles sont contaminées et ne suivént, par conséquent, aucun traitement et que, d’autre part, parmi ces femmes il y en a une quantité énorme qui ignorent les règles de la propreté la plus élémentaire. Ce sont done surtout les insoumises qu'il faut accuser de la diffusion de la syphilis.
Au point de vue de la nature des accidents syphilitiques observés, ce sont surtout le chancre et les accidents secondaires que l’on trouve à Saint-Lazare. On y soigne peu d'accidents tertiaires, si ce n’est chez les femmes en hospitalité. La méthode de traitement la plus employée est celle des injections, solubles ou insolubles, suivant les services. À ce propos nous ferons remarquer qu’il se fait annuellement à Saint-Lazare une quantité énorme de piqûres d'huile grise et qu'il est tout à fait exceptionnel d'observer des accidents ou même des incidents dus à ce produit. Il en est de même d’ailleurs au dispensaire Toussaint- Barthélemy où le nombre des piqûres est encore plus considérable ; comme c’est une consultation externe où les malades ne pourraient être astreints à venir plusieurs fois par semaine, l'habitude est de les soumettre, sauf quelques cas spéciaux, au traitement par l'huile grise, pour les cas ordinaires ou anciens, et, pour certains cas, récents et plus rebelles, au calomel. D'ailleurs, on est très éclectique à Saint- Lazare et l’on emploie également les divers sels solubles. On y pratique aussi la cure arsenicale: l’hectine y a été utilisée et l’arséno-benzol y a été essayé tout récemment d’une façon systématique.
Outre les maladies vénériennes, on observe à la deuxième section d’autres cas: dans la salle des hospi-
AN es
talisées, on trouve une grande variété de maladies chroniques des vieillards : catarrhe pulmonaire, bronchite chronique, emphysème, affections chroniques du cœur et des vaisseaux, insuffisance hépatique avec cirrhose et ascite insuffisance rénale et néphrites. On y voit également assez fréquemment des pneumonies et des embolies.Le cancer s’y rencontre quelquefois etla syphilis tertiaire est observée uniquement dans ce service.
Si maintenant nous examinons la mortalité donnée par notre tableau, nons voyons qu’elle est infime. Nous sommes loin des chiffres que donne le D)° Laurent pour le début du siècle dernier.
Population Décès 1er janvier 1er juillet 4er semestre | 2° semestre ALORS ee 805 603 34 23 LLC. HARAS DE 66 685 771 17 SU 1e) RSA RES ET NSte de . 7175 891 19 26 RE O0 te AN ES 744 665 15 15
Nous n'avons pu trouver le chiffre total de la population pour chaque année et, par conséquent, établir le pourcentage, mais nous voyons que la population moyenne semble approximativement égale à celle que nous avons notée et que le chiffre des décès est infiniment supérieur au nôtre. Notre proportion de mortalité est également très inférieure à celle que donne le D: Le Pileur pour la période de 1883 à 1885 et qui est de 2,8 °/0.