‹ Saint-Lazare Hôpital-PrisonChapitre 4 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans Les Prisons du vieux Paris Albert Laurent décrit ainsi la condition des prisonnières sous l’ancien régime : « Les femmes incarcérées soit administrativement, soit par jugement d’un tribunal étaient soumises à un règlement fort rigoureux. On leur imposait des travaux très pénibles qui devenaient moins durs si elles témoignaient quelque repentir de leur conduite. Elles étaient grossièrement vêtues de tiretaine et de sabots ; elles couchaient sur une paillasse et on ne leur donnait qu’une maigre couverture. Pour ioute nourriture, on leur distribuait du pain, de la soupe et de l’eau; elles y ajoutaient d’autres aliments, sielles avaient en poche quelques sous, fruit de leur travail. Si elles commettaient une faute légère, on les punissait en les mettant au cachot; dans les cas les plus graves, la coupable était enfermée dans un cabanon ténébreux qu’on appelait la malaire, on devine pourquoi, et qui rappelait les in-pace du moyen âge... Celles qui étaient condamnées par la justice étaient marquées au fer rouge... Enfin on flagellait souvent les malheureuses et le fouet jouait un grand,

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