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* Les dépenses ainsi effectuées par les détenues sont payées sur la partie du salaire qui leur est affectée. Elles ne peuvent prendre de supplément à la cantine qu'après autorisation du directeur qui. fixe également les suppléments permis pour chacune. La cantine est donc une faveur et sa suppression une punition PUBS celles-ci sont les suivantes : :
1° Réprimande À,
% Privation de cantine ;
3 Mise en cellule avec suppression de vivres autres que le pain.
Si la ration d'entretien est suffisante dans des prisons de femmes telles que Saint-Lazare où la tâche imposée n’est pas pénible, il n’en est plus de même dans
les prisons d'hommes où certains détenus ont un tra-. vail pénible à exécuter. Dans ces cas, la ration d’en-
tretien est trop faible et il est nécessaire de donner la ration de travail dans laquelle les chiffres de carbone
et d’azote précédemment donnés doivent être augmen-
tés respectivement de 5 grammes à 5 gr. 50 et de 70
à 110 grammes. Dans ces cas le supplément est fourni
‘par la cantine, mais nous avons vu qu’il peut venir à manquer. Nous estimons qu'il y a,de ce fait, un grave. défaut, et d'autre part l’État se lèse lui-même en obtenant de ses. ouvriers un rendement moindre. Nous pensons donc, avec le D’ Merry Delabost, que « en ce qui concerne la ration de travail, les vivres supplémentaires ou de cantine, au lieu d’être facultatifs et aléatoires comme ils le sont aujourd’hui, devraient devenir obligatoires et être calculés de manière à contenir les proportions de substances nutritives précédemment indiquées. Le supplément de dépenses répondant à ce
supplément d'alimentation devrait être supporté par le détenu travailleur et l'entrepreneur (ou l’État lorsque le travail se fait en régie) (1) proportionnellement au profit que chacun d’eux tire du travail produit. » Ce sont là, on en conviendra, des desiderata qui sont loin d’être excessifs. Il est vrai que le médecin peut toujours ordonner un supplément de vivres, fourni par la prison, aux détenues travaillant en atelier, chez qui il en reconnaît l'utilité. Cette prescription est renouvelable et valable pendant une semaine.Dans la pratique cette mesure est prise à tour de rôle pour les femmes d’un même atelier qui, à la visite hebdomadaire, paraissent le plus affaiblies.
Ce que nous venons de dire s'applique uniquement aux détenues valides. Pour celles qui sont en traitement à l’infirmerie,elles sont soumises à la décision du médecin qui peut leur prescrire, soit le régime ordinaire de l’infirmerie, soit tel régime spécial qu’il jugera nécessaire. Le régime ordinaire n’est pas entièrement le même suivant que l’on a à faire à une nourrice ou à une malade. Voici quelles en sont les rations :
4 Nourrices.
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