Chronique de Guillaume de Nangis
HISTOIRE DE ERANCE.
endroit avec son armée. Le mardi après l'Assomption de la sainte Vierge, comme les nôtres, croyant à une prochaine bataille avec les ennemis, s'étaient dès le matin préparés au combat, ensuite cependant que le temps se prolongeait en pourparlers de paix, et qu'on envoyait de part et d'autre des messagers en vue d'un
Sceau de l'Université de Paris.
(Archives nationales, n" 8015.)
accommodement, ils se désarmèrent pour se reposer un peu, eux et leurs chevaux, afin, lorsque viendrait le moment du combat, de se trouver plus frais et plus forts, car ils avaient souffert ]e poids de leurs armes tout le jour durant, et ils étaient grandement épuisés par l'ardeur du soleil; d'ailleurs ils se croyaient assurés que la paix allait être conclue. Ce que voyant, les Flamands, comme le jour baissait déjà, s'élancèrent tout d'un coup hors de leur camp, et fondirent sur l'armée du roi, qui fut prise au dépourvu, sans que les chevaliers eussent le temps de s'armer convenablement. Ils vinrent ainsi jusqu'aux tentes du roi*, et fut celui-ci