ViûUet-le-Duc, ibid,, p
théorie; quels sont les eiîets de h» lumière traversant une surlace colorée, comment les couleurs se modifient par son action, modifications tout autres que celles des couleurs opaques, qui arrêtent et réiléchissent les rayons lumineux; et ces circonstances dilTéi'encient j)rofondément les procédés décomposition aj)j)licables aux deux fçenres de peinture. Le verrier savait qu'il ne (levait pas chercher dans sa peinture à présenter ses personnages sur plusieurs plans ; qu'il ne fallait point les entasser les uns sur les autres, et que le parti le meilleur pour les faire valoir était de les détacher sur le fond*. Quant au dessin et à la composition des sujets, on y peut signaler, au commencement du treizième siècle, une transformation analogue à celle que nous avons vue dans Tart du sculpteur et du peintre, au milieu de cette rénovation de l'architecture à laquelle les artistes sortis de la vie civile eurent une si grande part. « Le geste perd son allure archaïque, dit M. VioUet-le-Duc, les vêtements sont ceux du temps et fidèlement rendus; l'exécution est plus libre », mais Fauteur ajoute : « moins sévère, moins fine et serrée; elle vise à Teffet*. »
Le douzième siècle, au moins dans sa dernière partie, a donc à cet égard une supériorité sur le treizième. « Nous ne connaissons du douzième siècle, dit le même écrivain, que des vitraux d'une beauté incomparable, soit comme choix de verre, soit comme composition ou exécution des sujets d'ornement, soit comme mise en plomb. On n'en peut dire autant des vitraux fabriqués pendant le treizième siècle et surtout de ceux qui appartiennent