Ibid., p
2. Ibid., p. 412. La cathédrale de Chartres pourrait à elle seule offrir un vaste champ à cette étude comparative. Cf. Labarte, l. L, p. 3*20.
à la seconde moitié de ce siècle. » Il trouve dans cette deuxième moitié du treizième siècle une harmonie moins heureuse, une composition plus négligée, une exécution moins correcte, une mise en plomb plus grossière; et il l'attribue volontiers à l'énorme quantité de vitraux qui étaient alors demandés à la fabrication. Muis néanmoins il en signale encore en ce temps-là d'une beauté irréprochable, car l'art n'avait pas baissé. C'est au quatorzième siècle que commence la décadence, et elle se continue jusqu'à la fin du quinzième, époque où l'on voit se former une nouvelle école qui aura dans les commencements du seizième siècle son plus vif éclata
Le sculpteur, le peintre et le verrier concouraient donc à compléter l'œuvre de l'architecte et à lui donner son harmonie : « C'était, dit M. Viollet-le-Duc, une sorte de chœur dans lequel chacun s'évertuait, non pas à crier plus fort ou sur un autre ton que son voisin, mais à produire un ensemble harmonieux et complet ^ »
Tout le reste était en parfait accord dans les saints lieux. La décoration n'était pas l'effet d'un caprice : c'était une façon de mettre plus en lumière une nécessité de construction, bien loin de la dissimuler ^ : « L'ornementation et l'iconographie de nos grandes cathédrales du Nord, dit M. Viollet-le-Duc, se soumettent aux idées d'ordre, d'harmonie universelle. Ces myriades de figures de bas-reliefs forment un cy-
1. Viollel-le-Duc, ibid., p. 435 et suiv. — Voy. pour l'ensemble de cette malière ÏHisloire de la peinture sur verre d'après les monuments en France, par M. F. de Lasleyrie, 2 vol. in-folio, l'un de texte, l'autre de planches (Paris, 18'57).