‹ Saint Louis et son tempsChapitre 149 sur 207 · Fonds lalin, n · texte numérisé non relu

Fonds lalin, n

tique, dessinés avec une délicatesse extrême. En dépassant un peu les limites du règne de saint Louis, on rencontre une Bible en figures de la fin du treizième ou du commencement du quatorzième siècle, portée dans le catalogue de Charles V comme ayant appartenu à la reine Jeanne d'Evreux\ Les scènes de l'Ancien Testament y sont superposées à celles du Nouveau qui s'y rapportent. Dans ce rapprochement des deux Testaments, imité par H. Flandrin à Saint- Germain des Prés, on trouve, parmi plusieurs images, imparfaites encore, un certain nombre de tableaux largement composés et des figures d'une grâce où l'on pressent la main de Raphaël".

L'art du dessin concourait encore à rehausser l'appareil du culte dans la broderie des tapisseries ou des ornements sacerdotaux. La fameuse tapisserie de Bayeux est une broderie à l'aiguille. On brodait dans les couvents, on brodait dans les châteaux; l'inventaire du trésor du Saint-Siège sous Boniface VllI, en 1295, mentionne des broderies qui lui étaient venues en don de différents pays^ Au onzième siècle, Arras, Saint-Quentin, Beau vais, Troyes, Poitiers, Rennes, sont signalés pour leurs fabriques de tapis de haute lisse, c'est-à-dire dont la chaîne est placée verticalement, de haut en bas, sur le métier; la re-

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