‹ Saint Louis et son tempsChapitre 164 sur 207 · Voy. sur ces prétentions, Tillemont, t. IV, p · texte numérisé non relu

Voy. sur ces prétentions, Tillemont, t. IV, p

2. Layettes du trésor des Chartes, t. III, n" 4411 et 4412, et la ratification du roi d'Aragon (Barcelone, hi juillet 1258), ibid., n"'4433 et 4434. Le 1" décembre 1258, Alexandre IV confirma le projet de mariage, nonobstant la parenté (ibid., n" 4457).

d'étrangers dans les honneurs de la cour : d'abord les Poitevins^ puis les Provençaux, à la suite de son mariage avec Éléonore de Provence. Les princes de Savoie, oncles de la jeune reine, eurent tout à discrétion en Angleterre. Le peuple n'était pas plus satisfait : les campagnes malheureuses de Henri 111 en France l'avaient accablé d'impôts, sans donner rien que des déboires à l'amour-propre national. Et quand la trêve, renouvelée avec saint Louis en 1255, eut tari cette source de mécontentement, il y en eut d'autres. A défaut de la France, l'esprit mobile de Henri III se portait volontiers sur l'Italie et sur l'Allemagne même. Innocent IV, préoccupé de la pensée de ruiner la maison des Hohenstaufen, tant en Italie que dans l'empire, avait offert le royaume des Deux- Siciles à Edmond, deuxième fils de Henri, et la couronne impériale à Richard, frère du même roi. L'offre fut acceptée; mais, pour en profiter, il fallait de l'argent : car le pape réclamait de fortes sommes qui lui étaient dues pour la Sicile^ et ce qu'il offrait ne se pouvait prendre d'ailleurs et se garder que les armes à la main. Or, les barons n'étaient pas disposés à se prêter aux coûteuses fantaisies du roi*. Richard alla Ijien en Allemagne, où on l'avait élu roi des Romains (1257), mais son absence ne fit que rendre plus facile le triomphe des mécontents, à la tête desquels s'était placé Simon de Montfort. Ils imposèrent au roi les provisions d'Oxford (1258). Une commission de vingt-quatre membres, nommés moitié par le roi, moitié par les barons, fut chargée

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