Latjetles du trésor des Charles, t. III, n
2. Tiilemont, t. IV, p, 69 et 52-53; D'Arbois de Jubainville, Hw«. des comtes de Champagne, t. IV, p. 356-360, et les auteurs qu'il cite.
3. En 1257, saint Louis avait encore fiancé sa fille Marguerite à Henri de Brabant, et en 1258, son fils Jean (âgé de huit ans) à Yolande de Nevers. (Tiilemont, t. IV, p. 111 et 128.) Pour la dernière convention de mariage, voy. l'acte du comte de Nevers, et la ratification du duc de Bourgogne, grand-père de la jeune princesse, 8 juin 1258. [Laijettes, t. III, n°* 4421 et 4422.)
cessé d'y compter les années des rois de France dans les actes publics. D'autre part, les rois d'Aragon faisaient valoir des droits sur une grande partie des provinces qui s'étendent au nord-est des Pyrénées ou le long de la Méditerranée : Limoux, Carcassonne, Narbonne, Béziers, Agde, Nîmes, le Gévaudan, l'Albigeois, le Rouergue, le Quercy, le comté de Foix, et même surtout le comté de Toulouse'. Le roi d'Aragon alla de lui-môme au-devant d'un accord, et saint Louis se montra empressé à y souscrire. Le roi de France renonçait à la souveraineté de la Catalogne; le roi d'Aragon à toutes les prétentions dont il a été parlé tout à l'heure, comme à tous les droits échus ou à écheoir sur tout ce qui avait appartenu à Tancien comté de Toulouse. La transaction fut négociée en même temps que le mariage du iils de saint Louis avec la fille de Jacques P"", et conclue à Corbeil le même jour (11 mai 1258)^
Saint Louis avait, à l'endroit de l'Angleterre, une autre garantie (mais on verra si elle était de celles qu'il recherchait), c'est la situation embarrassée que l'humeur inquiète de Henri III lui avait faite dans son propre royaume.
Henri III avait trouvé sans doute plus d'une difficulté dans l'héritage de Jean, son père, et dans la façon dont il l'avait recueflli; mais il y avait ajouté beaucoup par sa manière d'agir. 11 n'avait su qu'irriter par sa conduite les dispositions des lords, naturellement jaloux du pouvoir qu'ils lui avaient assuré. Ce fut pendant tout son règne une perpétuelle invasion